L IC COL K !• LANÇAI SIC
Cette inclinaison de côté est encore plus nécessaire lorsqu'on élève une jambe de côté.
Il n’y a pas de contractions musculaires qui puissent, sans déplacement du corps, rendre stable un équilibre devenu instable du moment que la ligne de gravité ne passe plus par la base de sustentation, cela reviendrait à faire tenir une table sur deux pieds après en avoir coupé les deux autres d’un même côté.
Vous croyez ne pas déplacer le corps parce que vous vous efforcez de maintenir le tronc vertical, c’est une pure illusion.
Vous ramenez inconsciemment le centre de gravité audessus de la base de sustentation représentée par la surface du pied en contact avec le sol, sans cela il n’y aurait plus d’équilibre, mais il y a deux moyens d’obtenir ce résultat :
1° Conserver verticale la jambe sur laquelle on repose et incliner légèrement le tronc de côté juste de la quantité nécessaire à corriger le déplacement du centre de gravité du corps par suite de l’élévation de la jambe, ceci ne diminue en rien l’effet du mouvement; comme nous l’avons vu précédemment le tronc et la jambe forment un système articulé dont la rigidité est due à la contraction des muscles psoas et abdominaux que nous voulons justement mettre en action.
2° La deuxième manière consiste à raidir tout le corps pour le conserver vertical, mais cela ne peut être réalisé qu’en portant la hanche de côté ; si le tronc est alors vertical la jambe sur laquelle il repose ne l’est plus, il y a adduction prononcée du tronc sur la cuisse ; on ajoute aux contractions des muscles latéraux que l’on veut obtenir une foule d’autres contractions parasites : celles des muscles latéraux du tronc du côté opposé, des fessiers et extenseurs latéraux du rachis. Ces actions deviennent même plus intenses et plus importantes que ('elles des muscles spéciaux objet même de l'exercice, ce qui fait croire à tort à un effet plus intense alors qu’il n’y a qu’une confusion plus grande.
La crispation et la raideur générale du corps obtenue par ce moyen sont difïiciles à concilier avec l’idée d’exercice d’assouplissement. (Fig. 80 tirée de l’ouvrage du colonel Coste).
C’est ce que l’on n'a pas compris en ne faisant de ces exercices qu’une analyse superficielle.
PHASE DE TATONNEMENTS
« ^es Suédois font de l’éducation, les autres ne font que « du mouvement. Le principe d’exécution de la gymnaste tique de Ling est d’immobiliser, de fixer rigoureusement,
Fig. 30.-- Montrant l’équilibre sur un pied obtenu soit en inclinant la jambe et en laissant le tronc vertical, (méthode suédoise), soit en inclinant le tronc et laissant la jambe verticale.
On a indiqué les groupes de muscles contractés dans les deux cas et 1 on voit dans le second cas les contractions localisées plus nettement que dans le premier dans les parties latérales du tronc et de la colonne vertébrale.
V Verticale, ce’, hh ligne des épaules et ligne des hanches.
« dans une attitude prise au préalable, un ou plusieurs seg- « ments du corps afin d’assurer un point d’appui aux seg- « ments mis en action.