II
Classe les mouvements d’après leurs propriétés anatomiques et géométriques. La classification (Muscles antérieurs, postérieurs, latéraux) est une analyse de détail mais ne répond pas aux aptitudes physiques del’individu vivant, elle ne met pas non plus ses qualités en lumière.
Se donne comme idéal la réalisation d un type humain automatique et de forme conventionnelle obtenu au moyen d’efforts musculaires statiques dits Correctifs qui produisent un déplacement relatif des organes sans augmenter le pouvoir vital ou nutritif.
Lu Correction de l’attitude, chose toute de forme, devrait d’après lui donner toutes les qualités physiques. L’eflort statique remplace le travail et l'entraînement aux
PHASE 1»E TATONNEMENTS
leur de notre machine, et évite ainsi la fatigue musculaire et nerveuse en adaptant au mieux nos mouvements à la forme du travail et avec le minimum de gaspillage de notre énergie. •
Définit la forme et le mode d’exécution des exercices par cet effet économique ; enseigne la souplesse et l’adresse, développe la faculté inhibitrice de la volonté en laissant dans le repos les groupes musculaires inutiles à un mouvement voulu, la perfection consistant dans une entière maîtrise de soi-même et dans la réalisation de l’économie dans tout travail.
Réalise son plan général basé sur la nature humaine en variant continuellement les détails et les éléments de ses séances afin d’éveiller toujours l’intérêt, de susciter l’effort personnel et, par l’émulation et le plaisir, développe l’esprit d’initiative de l élève au lieu d’en faire un être passif et automatique.
Recherche le développement musculaire sans exagération, l’har monie entre les membres et le tronc et un rapport normal entre la musculature et le pouvoir nutritif de l’organisme. Se sert des meilleurs moyens pour cela.
Distingue quatre sortes d’exercices musculaires :
exercices de fond ; la forme exagérément bombée du thorax fait obtenir, croit-on, la résistance à la fatigue.
Prétend obtenir la souplesse au moyen d’attitudes soutenues où tout ce qui devrait rester inactif est au contraire fixé, immobilisé raidi et contracturé.
Laisse de côté le mode d’exécution économique du mouvement, son adaptation au travail, ignore la qualité d’exécution à ce point de vue ainsi que les lois de l’habitude.
Prépare alors à l’application en créant des associations nerveuses et musculaires fausses, contraires à celles que l’on devra retenir.
Méconnaît le rôle des centres d'association et les moyens de les perfectionner, verse dans l’éducation automatique et n’arrive pas ainsi à obtenir de la machine humaine son rendement maximum en travail utile.
Méprise le développement musculaire et ne l’admet que pour le dos, les lombes, le ventre et les jambes, d’où fatigue extrême de ces régions toujours exercées et atrophie relative des groupes musculaires utiles à l’étreinte et à nos travaux habituels.
Admet la loi du plus grand effort
l’école
1° Les mouvements des membres à vide où l’effort n’a lieu qu'à fin de course articulaire.
2° Les mouvements à résistance continue avec étendue complète de la course articulaire en contraction concentrique et excentrique .
3° Les mouvements vifs et de détente.
4° Les mouvements où la masse totale du corps est mise en mouvement et qui nécessitent la plus grande dépense de travail.
Fait consister le développement de la poitrine dans l’ampliation du poumon par amplitude des mouvements respiratoires et par voie réflexe ; évite les attitudes où la poitrine est bombée exagérément le ventre rentré, les côtes immobilisées dans la position d inspiration forcée, les viscères refoulés contre le diaphragme, attitudes, qui loin d’améliorer lafonc • tion respiratoire, la gênent au contraire complètement .
Corrige l’ensellure en contractant concentriquement les muscles de V abdomen comme ceux du dos.
Admet des positions initiales aussi variées que possible et exige la bonne attitude droite, mais sans raideur et sans force.
La forme du corps et sa beauté doivent être la conséquence de la