‹ Évolution de l'éducation physiqueChapitre 41 sur 61 · FRANÇAISE · texte numérisé non relu

FRANÇAISE

dans la gymnastique de développement et refuse cependant les appareils portatifs qui peuvent augmenter cet effort.

Abuse de la contraction statique qui épuise le,s centres nerveux, arrête la circulation dans le muscle et suscite 1 effort ; ne fait presque pas de contractions complètes.

Fixe le thorax en inspiration, abolissant la fonction du diaphragme et diminuant ainsi la capacité respiratoire ; fatigue le poumon par un mécanisme respiratoire anormal à vide sans améliorer la fonction respiratoire pendant le travail.

Restreint l’esthétique à la forme de cinq positions fondamentales à l’exclusion de toutes les autres, sans raison. Son type idéal de beauté est allongé, efflanqué, ensellé, à thorax plastronnant, les bras grêles et d une raideur qui exclut toute élégance et toute grâce.

Les mouvements sont exécutés

PHASE DE TATONNEMENTS

qualité du travail et du perfectionnement qui en résulte ; la notion de beauté ne se restreint pas à l'altitude mais s’étend aux mouvements et aux allures.

Pour l’Ecole française l’adresse, l'agilité, la souplesse sont les facteurs essentiels de la beauté dans le mouvement, la grâce et l’élégance en sont le résultat esthétique et l’indice d’une adaptation parfaite de nos efforts à l acté accompli.

Son guide est la nature et ses modèles les sujets d’élite.

Possède une série complète d’exercices visant Y éducation économique de nos mouvements. Se sert pour cela d’exercices de plus en plus difficiles, compliqués el dissymétriques.

Pratique spécialement les mouvements vifs elles mouvements de détente pour éduquer les centres nerveux correspondants.

Exerce ceux-ci «à favoriser l’indépendance des contractions musculaires, à décontraeler les muscles inutiles à un mouvement donné.

L’élève acquiert ainsi la possession de tout son système locomoteur et en joue suivant les besoins avec souplesse et économie en éduquant simul tanément l’effort volontaire actif et son pou voir iiilii bit if ou d’arrêt.

dans les positions fondamentales ; le corps doit rester fixe et immobile à l’exception des segments mis en jeu. Gela exige une contraction excessive des parties immobilisées plus importante même que celle des régions intéressées parle mouvement. C’est au détriment de l’équilibre, de la souplesse et de la beauté.

S’imagine pouvoir faire l’éducation de la vitesse sans exercices de vitesse et de détente, croyant que ces qualités essentielles du système nerveux résulteront de la correction des attitudes.

Introduit systématiquement dans

les applications les attitudes correctives, ce qui constitue une grossière erreur de principe en enseignant ce qui est contraire à 1 économie et aux lois naturelles. Le sujet toujours préoccupé de maintenir son attitude corrective est gêné dans ses mouvements et n’est jamais ainsi ni souple, ni élégant.

Cette erreur s’étend à tous les mouvements de la gymnastique appliquée, en particulier aux équilibres où la souplesse doit être la qualité première, la raideur imposée étant incompatible avec l’exécution parfaite.

Il veut, par une confusion étrange, imposer des qualités d ordre statique à un sujet en mouvement c est -à-dire soumis aux lois de la dynamique.

Il juge alors delà qualité d’un.

Toutes les applications : marche, course, sauts, grimper, nager, canoter, lancer, danses, jeux et sports. . . etc. , font partie intégrante de l’éducation et sont l’objet d’un apprentissage méthodique où la respiration s’exerce et s’éduque.

Les mouvements sont empreints d'un caractère vraiment esthétique, conséquence de leur adaptation parfaite, de leur harmonie, de leur souplesse et de leur indépendance. Toutes les parties du corps concourent ainsi à l’effet cherché et voulu, sans gaspillage d’énergie.

Les t)rpes de mouvements sont d’accord avec les lois naturelles ; chaque mouvement a son genre de beauté, chaque travail particulier son attitude aisée et économique.

La méthode française est, sans contredit, une véritable méthode d’éducation, c’est-à-dire de perfectionnement . Elle embrassel’être vivant dans son activité complexe ; elle augmente sa valeur physique et fonctionnelle , sa valeur mécanique et sa valeur morale.

Elle perfectionne l’individu sans rompre son unité synthétique et

mouvement comme on jugerait la qualité d une attitude sans tenir compte des conditions nouvelles imposées au sujet par la vitesse relative des différentes parties du corps et sans comprendre que les positions du corps doivent nécessairement différer suivant la vitesse du déplacement, s’il quitte le sol où y retombe.

Cette confusion se retrouve sans cesse et contraint ainsi les élèves à des mouvements faux pour do nner satisfaction à la doctrine.

Au milieu d’exercices abstraits s’introduisent, sans préparation et sans progression quelques mouvements acrobatiques difficiles, laids et tranchant avec l’ensemble d’une sévérité navrante.

Ignore le mécanisme de l’habitude et, de la correction des mouvements de plancher, conclut à l’adresse sans s’exercer directement aux applications.

Enseigne ainsi des exercices faux et sans utilité, tel le saut éducatif qu’on doit s’empresser d’oublier pour sauter.

Constitue une gymnastique spéciale réduite à l’effet orthopédique.

Traite l’homme comme un mannequin articulé formé d’un squelette et de muscles; néglige l'effet psychique, oublie les rapports du physique et du moral, les règles d’entraînement et les lois de la fatigue.

Impose une leçon immuable et inet sa supériorité dans un pu-

PHASE DE TATONNEMENTS

conserve l’harmonie fonctionnelle nécessaire à son équilibre.

Elle affirme la personnalité et développe l'initiative au moyen d’exercices sportifs, utilitaires où l’audace, le courage, la hardiesse et le sang-froid trouvent l’occasion de se manifester; prépare l’homme à être à la hauteur des circonstances, est ainsi une véritable initiation à la vie pratique, et particulièrement la meilleure préparation du soldat.

Elle réalise largement son programme par des moyens intéressants, plutôt concrets où le plaisir et la variété soutiennent l’attention et éveillent l’intérêt. Cette variété n’exclut pas une unité de plan toujours d’accord avec la nature humaine.

Elle demande au maître de se pénétrer de l’esprit de la méthode et d’approfondir la connaissance de la vie plutôt que d’appliquer à la lettre une leçon invariable et fixée définitivement dans tous ses détails.

Elle mesure la valeur vitale de 1 individu non pas à sa forme extérieure, mais au travail qu’il peut fournir, aux services qu il pourra rendre et le soumet pour cela à des épreuves de contrôle.

Elle se modifie d’après les acquisitions nouvelles et s’adapte aux circonstances et au milieu.

risme n’ayant aucune base scientifique et qui constitue l’esprit de la méthode.

Finalement doctrine incomplète, intransigeante, ennuyeuse, fausse sur bien des points ; ne résiste pas à l’examen sérieux et ne peut être acceptée pour la jeunesse latine sans être/profondémenl modifiée.

Les formules inflexibles de la gymnastique suédoise sont surannées, incompatibles avec la connaissance de la vie ; ne conviennent nullement à l’armée car on ne peut faire un soldat avec une gymnastique orthopédique.

Juge de la valeur d’un homme par sa lacililé à se conformer à ses conventions, lui demande des épreuves consistant à désarticuler ses épaules ou ses lombes d après des formules empiriques.

X admet pas le contrôle scientifique et se pose comme un dogme intangible etinvariable sans apporter de preuves à l’appui. Est condamné a être délaissé s’il ne consent à évoluer .

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