JAHN
Le chef de l’Ecole Allemande.
hommes de bien qui ont, chacun dans leur milieu, secoué l’indifférence et ont fait naître des énergies nouvelles.
Jahn et Amoros ont remué le cœur humain et lui ont fait
ljng et jahn
•produire des prodiges parce qu’ils ont connu les hommes et ont su s’en faire aimer.
Ling a voulu reprendre dans son pays les pratiques anciennes tirées surtout de l’Orient. On retrouve en ellet, chez les Indiens, les Chinois, les Japonais, la base de sa doctrine. Les Grecs avaient su associer merveilleusement les connaissances de l’hygiène à l’art et leur système d éducation physique restera toujours l’idéal pour cette raison. Ce n est pas le cas de l’œuvre de Ling.
Le fondateur de la Gymnastique Suédoise.
Ling avait espéré réaliser un système scientifique en dehors de l’art, il n’entrevit qu’une partie du problème mais il n’était pas suffisamment préparé pour en donner la solution. Ses travaux littéraires sont seuls publiés et il mourut sans avoir pu mettre sur pied sa doctrine. Ce qu'on appelle système de Ling n’est pas son œuvre mais celle de ses disciples ; et il touche plus à la médecine qu'à l’éducation. Construit tout d’une pièce, refusant de s’adapter aux milieux, négligeant les conditions sociales et mentales de l’homme il ne pourra subsister s’il ne tient pas compte des besoins et des connaissances modernes.
L ECOLE FRANÇAISE
A l'exception de Georgii, ses disciples l’ont mal compris ; des commissions composées de militaires se sont contentées d’établir une méthodologie méticuleuse et inflexible en oubliant le point de départ : le perfectionnement physique complet. Cn se perd ainsi dans des détails sans importance qui constituent la méthode suédoise actuelle et sont l'occasion de tracasseries et de disputes mesquines.
Cr éée de toutes' pièces pour des salles fermées sous un ciel sombre et glacé, celle méthode rellèle la mélancolie de ses habitants ; la pauvreté de ses moyens et le manque absolu de sentiment artistique la rend fieu aimable; elle est souvent en contradiction complète avec les observations de la physiologie dont elle ne tient compte qu’en théorie. C'est une méthode morte, issue de l’étude du cadavre qui ne donnera jamais la joie, la vie ni l’épanouissement de l'ètre hu main.
Elle n’a pas évolué avec la science dont elle prétend être l’image. Ses partisans ou ses propagateurs sont rebelles au contraire à toute intervention de l’expérimentation et delà mesure ; elle ne procède (|ue par affirmations et par réclames bruyantes mais elle n'a jamais osé aborder de front et ouvertement la critique.
Ce sont là des procédés peut-être admis dans le commerce; mais en matière scientifique les affirmations ne comptent pour rien, il faut des preuves.
Bien des années se sont passées depuis qu'on a voulu faire l’essai chez nous de ces systèmes étrangers, mais on a été déçu et on a toujours du les abandonner au moins en partie parce que tels qu'on veut nous les imposer, on a reconnu qu’ils sont impraticables. Ces essais avortés nous obligent de retourner sur nos fias vers le chemin qu’on n’aurait jamais dû quitter et ne pouvant étayer un édifice avec des matériaux de mauvaise qualité, ni compléter les lacunes d un enseignement scientifique en substituant des conventions aux réalités, toute l’ancienne construction doit être démolie de fond en comble pour en refaire la charpente vermoulue et lui donner des assises sérieuses.
Nous devons revenir aux primitifs, leur bon sens droit et