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39 ans. C’est, pense-t-il, qe ia puberté du garçon n’est pas comparable à celle de la fille. Ce n’est que par suite de la tendance humaine à généraliser que nous avons homologué dates, durée, et même processus. Celui-ci serait en effet différent chez le garçon. Sortant de l’enfance il devrait parcourir une phase féminoïde (analogue à la puberté féminine) avant d’entrer dans sa phase virile (que la femme n’atteint pas, du moins à cette période de la vie).
Nous reviendrons à la puberté mentale sur cette conception de MarañoN de l’évolution sexuelle.
Enfin, il faut remarquer que puberté n’est pas synonyme de nubilité. Celle-ci (aptitude à la reproduction) est réalisée quand le sujet a atteint des conditions aussi favorables que possible à la procréation.
Ce ne serait pas le'cas d’une fille à l’éclosion de la puberté. Elle serait, d’ailleurs, dans la plupart des cas, difficilement fécondable. Les éleveurs eux-mêmes font la distinction entre puberté et nubilité et séparent les animaux pour éviter des produits défectueux.
La nubilité est acquise, pour les uns à la fin de la période pubertaire (c’est-à-dire de 15 à 17 ans 1/2, ce qui correspond à la loi autorisant le mariage à ces dates), pour d’autres (Paul GopiN) beaucoup plus tard, 5 ans après l’éclosion pubertaire.
En tous cas, l’accroissement n’est pas terminé à la fin de la période pubertaire. Il se termine à la fin de l’adolescence, par la soudure des cartilages de conjugaison voisins du genou, entre 21 et 25 ans. Cest aussi vers cette époque que les fibres tangentielles du cerveau terminent leur évolution.
Toutes ces données sont schématiques : les variations individuelles sont fréquentes, soit pour la date d’apparition (c’est ainsi qu’on peut observer des pubertés très précoces non pathologiques, parfois familiales), soit pour la durée de la période pubertaire. Elle semble en particulier plus longue chez les asthéniques et les pycniques, plus courte chez les athlétiques (HoOLcHHOLZER). Enfin, l’évolution pubertaire se fait par poussées (GODIN).
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