‹ Évolution des troubles de l'intelligence et du caractère à la pubertéChapitre 9 sur 33 · LÉ APS · texte numérisé non relu

LÉ APS

tée par le pli sus-pubien, l’ensemble formant un triangle à base supérieure.

B) CHEZ LE GARGON, la puberté suit une évolution analogue. Elle survient plus tardivement, allant de 14 ans 1/2 à 17 ans 1/2 environ (NOBÉCOURT).

1° Le début, comme pour la fille, est marqué par :

— l'augmentation des organes génitaux : verge et testicules, qui deviennent proportionnellement ce qu’ils seront désormais ;

— la pigmentation des organes génitaux ;

— l'apparition de poils sur le scrotum, la racine de la verge.

— Parfois, on peut constater une poussée mammaire éphémère, et des modifications des glandes sébacées.

— Les modifications de la voix, beaucoup plus importantes chez le garçon que chez la fille, peuvent être rapides (en quelques semaines ; on a même cité — LABARRAQUE — des transformations d’un jour à l’autre). Elles sont dues à l’accroissement antéro-postérieur du larynx.

2° C’est vers 15 ans 1/2 qu’apparaissent des spermatozoïdes. Par un phénomène comparable à celui qui existe chez la femme, on observe, chez le garçon, des cellules mâles se rapprochant de plus en plus du type définitif (Préspermatogénèse). Ici aussi, la maturation représente l’acmé d’une évolution.

3° La période post-pubérale est marquée par les modifications du système pileux, qui, comme pour la fille, gagne le pubis. Il apparaît aussi à la face.

Enfin, tardivement, les poils pubiens prennent le type masculin définitif, avec prolongation sur la ligne médiane de l’abdomen, qui va rejoindre les poils du thorax. Cette disposition n’est souvent parfaitement réalisée que très tardivement, vers 20 ou même 25 ans.

Telles sont du moins les notions classiques sur la puberté masculine.

Pour MarañoON, la puberté chez le garçon est notablement plus longue et plus tardive. La date moyenne d'apparition des spermatozoïdes serait située vers 18 ans ; la maturité complète acquise seulement entre 30 et

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