PO TRES
pas améliorée à la puberté. Bien que ceci n’entre pas dans le cas de notre sujet, le point est à signaler.
Cependant, contrairement à ce que nous avons eu par nous-même l’occasion d’observer, VIÉ a signalé, récemment, la possibilité de modifications tardives (jusqu’à 25 ans) du caractère, de l’énurésie, et même, « dans une certaine mesure, dit-il, de l’intelligence ». Nous reviendrons sur ce travail au sujet des modifications du caractère, mais, en ce qui concerne l'intelligence, il faut faire remarquer qu’il s’agit surtout de modifications du comportement, et les modifications de l'intelligence ne sont pas prouvées (il n’y a pas de tests à l’appui). C’est ainsi que certains des sujets observés sont devenus aptes à des travaux qu'ils ne pouvaient faire auparavant. Mais, cette modification du comportement tient peut-être à d’autres facteurs que l'intelligence. Nous avons noté, dans les observations des débiles, que des enfants d’un niveau mental analogue, 7 à 9 ans, les uns pouvaient être utilisés comme gardiens de troupeaux par exemple, alors que les seconds étaient absolument inutilisables. Mile ABRAMSON cite l’observation d’une fille de 14 ou 15 ans, débile profonde (incapable d’aucune acquisition scolaire), qui s’occupait de l’entretien d’autres enfants de telle façon qu’on lui aurait prêté une intelligence bien supérieure à la sienne.
D'autre part, VIÉ fait observer que ces sujets étaient porteurs d’encéphalopathies de l'enfance. On conçoit que, dans ces cas, le processus infectieux étant éteint, on puisse moins exceptionnellement observer des modifications tardives. (On sait que les fibres tangentielles du cerveau ne terminent leur évolution qu’à 25 ans).
En tous cas, les améliorations tardives de l’intelligence, telles que VIÉ les a signalées, sont exceptionnelles.
Est-ce à dire que la puberté n’apporte rien, absolument rien de nouveau à l'intelligence ? Ce serait faux. Maïs les tests d'intelligence, qu’il s’agisse de ceux de BINET, de SIMON ou de ceux de TERMANN, donnent (ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient pour le cas qui nous occupe) la moyenne de l'intelligence. Les tests comportent des épreuves impliquant des mécanismes intellectuels très différents : les uns, par exemple,