‹ Évolution des troubles de l'intelligence et du caractère à la pubertéChapitre 18 sur 33 · NAS ES · texte numérisé non relu

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traitement opothérapique qu’on lui avait prescrit en ville), et les troubles ont disparu en deux ans, à peu près.

Il a repris ses études, passé son deuxième baccalauréat, est sorti premier d’une « école du chauffage » (?).

En 1935, il était marié et dirigeait (ce qui nécessite une activité qu’a difficilement un schizophrène) une agence de publicité.

Il est évidemment possible qu’il fasse, dans l’avenir, des rechutes, s’il s’agit d’une démence précoce typique avec rémission.

Toutefois, ces cas, rares il est vrai, ne sont pas exceptionnels. Nous en avons observé DUT cas dans le service du D' BARBÉ.

Nous pourrions en citer d’autres analogues, mais qui n’ont pas été suivis aussi longtemps que celui de R. Samuel (deux et trois ans seulement).

Laf. René, âgé de 18 ans, est amené en février 1926.

Il a bien travaillé en classe jusqu’à l’âge de 13 ans. Depuis ne fait plus rien. Il présente des troubles de l’affectivité : indifférence envers sa famille. Conscience de l’état morbide. Impulsions : il a déchiré des photos (son père est photographe) et ne peut donner aucune explication de son acte.

B.-W. positif dans le sang. Liquide céphalo-rachidien normal. N’a jamais eu de relations sexuelles.

Ce sujet est revu à la fin de 1926, puis en 1928. Il est guéri, mène une existence normale, mais conserve quelques troubles de l’affectivité.

Ce cas, moins intéressant que le précédent, montre aussi la possibilité de guérison de symptômes faisan: penser au début d’une hébéphrénie.

Cependant, ces cas difficiles, à cheval sur la puberté mentale physiologique et la démence précoce, nous montrent les relations existant entre l’état mental du dément précoce et celui de l’adolescent.

En effet, on retrouve, croyons-nous, chez l’adolescent, beaucoup du mode de pensée du schizophrène.

Nous insisterons surtout sur deux points :

1° l’exaltation imaginative du néo-pubère, comparable au délire de rêverie ;

2° l'amour de la logique, de la métaphysique, analogue au dogmatisme scientifique.

Ces deux tendances de l’âme adolescente ont été fréquemment signalées ; les romanciers souvent, les médecins et psychologues parfois, les ont observées.

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