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En résumé, pour clore ce chapitre des troubles du caractère à la puberté, nous voyons que celle-ci n’a pas une influence extrême. À plus forte raison, il nous semble difficile d'admettre des transformations du caractère après la puberté. Cependant, Vif, nous l’avons déjà signalé dans un autre chapitre, signale quelques cas d'amélioration tardive du caractère après la puberté, entre 20 et 25 ans. Plus exactement au point de vue des modifications du caractère, il cite deux cas ; mais nous
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remarquons que, dans ces deux cas, fort intéressants, il y à un changement de situation sociale de ces sujets : l’un était plâtré et soigné à Berck, l’autre débile, âgé de 19 ans, était placé dans un asile. Après placement chez des fermiers « dévoués » (fait remarquer l’auteur), on note une amélioration nette. Celle-ci s’explique peut-être par le milieu favorable. Les troubles du caractère paraissaient plus importants à l'asile, mais le caractère n’a pas changé ; c’est le comportement. Si le sujet avait été remis à l'asile, cette « amélioration » du caractère aurait-elle persisté ? C’est ce qu’il serait intéressant de voir.
Or, les quelques observations d'amélioration du caractère à la puberté que nous avons pu observer nousmêmes ont coïncidé justement avec une transplantation dans un milieu plus favorable ou, plus rarement, avec un traitement antispécifique.
Nous ne citerons qu’une de ces observations, car nous n’en avons trouvé que deux ou trois sur tous les cas observés.
Bou. Marie-Thérèse, 16 ans, non réglée, présente une légère débilité intellectuelle.
Elle a eu des convulsions dans l’enfance. Sa mère est décédée. Le père est remarié.
Cette jeune fille est sale, paresseuse (pas de C.E.P. notamment), voleuse. Elle a fait trois ou quatre fugues. A été se plaindre au Maire des mauvais traitements que sa belle-mère lui infligeait. Elle présente du vitiligo, une voûte ogivale et d’autres signes faisant penser à une hérédo-syphilis.
Elle est placée dans une œuvre sociale et traitée au muthanol.
Un an plus tard, elle est revue à la consultation. Elle est de retour dans sa famille depuis deux mois. Elle est réglée, ne présente plus, dit sa belle-mère, de troubles du, caractère, et aide cbligeamment au ménage.
Huit mois plus tard, elle est de nouveau ramenée à la consultation. De nouveau, disputes avec sa belle-mère : bris d'objets, colères, etc. Elle est bien réglée, n’a plus suivi son traitement antispécifique.
Les modifications réelles du caractère à la puberté ou
tardives nous paraissent donc peu probables, sinon inexistantes, et nous ne modifierons donc pas notre conclusion :
La puberté peut aggraver ou rendre plus évidents certains troubles du caractère. Elle ne' peut les créer, pas plus qu’elle ne peut les améliorer. Il nous semble aussi que, dans une certaine mesure, les troubles du caractère sont modifiables avant la puberté ; ils sont irrémédiablement fixés aprés.
Dans les cas où, incontestablement, apparaissent brusquement des troubles importants du caractère, à quelque âge que ce soit, il faut envisager la probabilité de perversion post-encéphalitique. C’est une éventualité actuellement exceptionnelle.