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-o 0/0, et bientôt l'opération de Freund tomba dans un profond discrédit.
D'ailleurs, les partisans de l’hystérectomie vaginale avaient déjà bien assez de peine à faire admettre leurs idées. Depuis que Czerny avait recréé, de toutes pièces, cette’ opération à l'étranger, Péan et Demons s’en étaient emparés en France, en 1882, et essayaient de la faire triompher.
Attaquée aussitôt par quelques membres influents de l’Académie, on lui objectait que l’amputation du col avait sur elle la triple supériorité d’être « plus facile, moins dangereuse et plus efficace ». Encore ne s’agissait-il pas de la sus-vaginale, que Schrœder venait de mettre au monde en 1859, mais bien de l’antique résection avec la chaîne d’écraseur.
Richelot éleva la voix et, dès 1886, posa en principe, au Congrès de chirurgie, qu'en présence des mauvais résultats de l’opération de Freund « tout cancer Opérable, si minime qu'il soit, devait être enlevé par l'hystérectomie vaginale ».
C’était la bonne parole qu'approuvaient alors les esprits avancés. Mais au cours d’un long débat à la Sociélé de Chirurgie, en 1888, Verneuil, s’appuyant sur une série de vingt-deux observations, dont le diagnostic était contestable, faute de preuves histologiques certaines, fit le procès de tout procédé nouveau.
Quelques membres de l'assemblée partagèrent son opinion, tandis que Péan, Segond; Richelot, Pozzi, Terrier, Bouilly protestaient vivement, $i bien
qu'au Congrès de la même année 1888, lorsque Verneuil, président, s'exprima ainsi dans son discours d'ouverture :
« Notre ardeur s’est modérée et à ce jour remettant en parallèle les avantages respectifs de l’ablation totale, de l’ablation partielle et du traitement palliatif, nous faisons à la première, une ane de plus en plus restreinte. »
Terrier et Pozzi déposèrent dans leurs communications en faveur de l’hysiérectomie. Pozzi, dans sa clairvoyance, soutint même cette opinion que « plus le cancer était limité plus lOperauon devait être étendue ».
Néanmoins, la question resta en surpens jusqu’au jour où les perfectionnements dela technique et l’expérience acquise vinrent restituer à l’hystérectomie vaginale totale la place indûment occupée par l’exérèse incomplète.
L’hémostase était le problème à résoudre pour assurer l'avenir de la méthode. C’est alors que Richelot fit faire un grand pas à lä question, en proposant la forcipressure à demeure. Il se fit l’ardent propagateur de cette méthode à partir de 1885 et 1886 et, dès ce moment, la vaginale entra dans:la phase des perfectionnements définitifs.
Péan, d'autre part, fut le premier à conseiller et à pratiquer le morcellement dans Pablation de l'utérus cancéreux. Ce procédé, discutable aujourd’hui, quand il s’agit d’un foyer infectieux comme celui d’un néoplasme malin de cette nature, fut pour l’époque un