‹ Évolution du Traitement Chirurgical du Cancer UtérinChapitre 13 sur 53 · STAGE · texte numérisé non relu

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que, Kelly Clark et Riess considèrent toujours la voie haute, comme le procédé de choix, pour toutes les formes du cancer utérin. En Allemagne, la. supériorité de l’abdominale est proclamée par Freund Peiser et autres. En Belgique, Jacobs estime que le règne de la vaginale est passé, la voie haute permettant seule l’évidement du bassin qu'il considère comme indispensable.

En réalité, même de nos jours, la question est encore pendante, et si l’hystérectomie abdominale pour cancer, abandonnée pendant quinze ans, de 1881 à 1896, au bénéfice de la vaginale, est en pleine renaissance depuis onze ans, époque où Terrier publia ses premières observations, nous ne croyons pas qu'elle ait, définitivement, terrassé sa rivale. Bien au contraire, une sorte de retour en arrière semble se dessiner ; et, bien que l’abdominale reste la méthode encore employée par nombre de gynécologistes, il en est qui, en dehors des partisans convaincus de la vaginale, semblent revenir insensiblement vers elle, soit sous forme de méthode mixte ou de voie périnéale.

Depuis 1900, un élément de plus est entré dans la lutte ; faut-il se contenter d’enlever, s’il est nécessaire, l’utérus et une collerette vaginale ou pratiquer systématiquement l’évidement du bassin ?

Déjà en 1890, appliquant les idées de Freund, Hofmeier, Kelly, Riess, etc., pratiquaient de larges extirpations avec recherche ganglionnaire et excision du tissu conjonctif sous-péritonéal.

Plus tard, Jonnesco a proposé le grand évide

ment lombo-ilio-pelvien, avec dissection des uretères et Wertheim, au Congrès de Rome, en 1902, la dissection du vagin poussée aussi bas que possible, suivie de sa section entre deux clamps courbes, la ligature des vaisseaux à leur origine, ou mieux celle de l’hypogastrique et l’ablation du paramétrium aussi près que possible des parois du bassin. Une opéra: tion ainsi menée devient une hystérectomie « plus que totale ».

Une dissection aussi anatomique rend-elle vraiment des services ? Qui a raison des partisans de l’évidement ou de ceux qui prétendent, qu’en faisant œuvre d’anatomiste plus que de chirurgien, on ne peut que nuire au sujet opéré ?.… |

C’est ce que nous essaierons d’éclaircir dans un prochain chapitre.

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