‹ Évolution du Traitement Chirurgical du Cancer UtérinChapitre 49 sur 53 · DR · texte numérisé non relu

DR

Veuve après quelques années de mariage elle n’a eu qu'un enfant. Pas de fausses couches.

Depuis plus de six mois, elle est obligée de porter constamment une serviette pour éviter d'être souillée par les liquides âcres qui s'écoulent par la vulve et l’irritent. Depuis un mois, cet écoulement à pris une odeur repoussante. En même temps les forces s’épuisaient, la maigreur s’accentuait.

Pas d'exemple de cancer dans la famille de cette malade.

Règles non douloureuses, mais de moins en moins abondantes. Retard de quelques jours chaque mois.

Au toucher, on trouve une ulcération qui à détruit toute la lèvre postérieure du col et réduit de moitié la lèvre antérieure.

Pas de modifications de la cloison vésico-vaginale, vagin induré en arrière du col.

Ganglions comme des avelines aux aines.

Curettage des parties dégénérées le 10 mai 1905.

Toute la partie située au-dessous de l'isthme est détruite par la eurette tranchante. Hémor ‘agie minime.

Tamponnement, puis cautérisation au chlorure de zinc. Lavage à la solution d'oxycyanure de mercure.

La malade prend chaque jour trois injections chaudes avec la solution au formol titrée à 0,50 pour mille.

La désodorisation n'étant pas complète, chaque jour un tampon d'ouate hydrophile, largement imbibé d'huile de pétrole, est placé au contact de la cavité curettée et maintenue deux à trois minutes. Pour ce pansement, le spéculum est nécessaire,

En quatre jours l'odeur disparait. Puis l'appétit revient et

tout se passe de même qu'au commencement d'une econva-

lescence.

Les mêmes pansements sont néanmoins continués jusqu’à la sortie de la malade qui a lieu le 30 mai.

L'amélioration devait être éphémère. Quatre mois après, l’état était redevenu mauvais ; lodeur nauséabonde s'était reproduite et la malade succombait au cinquième mois après

le curettage palliatif.

Page 1