‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 103 sur 117 · Delage, op. cit., i · texte numérisé non relu

Delage, op. cit., i

M. Delage s'en tenait à la suppression totale d'un élément histologique déterminé, on pourrait admettre à la rigueur qu'aucune mutilation, n'entraînant pas l'ablation totale du système musculaire par exemple, ne peut influencer les éléments sexuels. Mais puisque cela est possible quand il y a ablation d'une partie du foie, cela doit l'être aussi quand il y a amputation d'un membre; et nous avons vu, en effet *, que E.-D. Cope rapporte des cas indéniables d'hérédité d'une mutilation.

Cette hérédité n'est pas obligatoire, d'abord parce que la mutilation n'a lieu qu'une fois (Cope) , et ensuite parce qu'elle n'intéresse qu'un sexe en général ; mais il n'en est pas moins vrai qu'elle est possible, et je crois avoir expliqué comment ^.

M. Delage admet d'ailleurs qu'il n'y a aucune raison pour qu'une modification résultant, dans les éléments sexuels, de l'ablation d'une partie du foie, non plus que, si elle existe (!), la modification résultant de r atrophie d'un organe par désuétude ou de son hypertrophie par l'usage^, soit réversible. Nous avons vu qu'il en est autrement*.

Je ne passe pas en revue les autres causes de variation somatique qu'étudie l'auteur de la théorie des causes actuelles; qu'il me suffise de citer la conclusion de son étude : « En résumé, nous voyons que la plupart des variations somatiques ont une influence héréditaire directe, que toutes en ont au moins une indirecte, mais que la variation héritée n'a pas de ressemblance avec la variation causale. Toute variation somatique en produit une autre spécifique, adéquate, déterminée, en ce sens que, si elle eût été un peu différente, elle eût produit un effet différent et que, toutes

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