‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 104 sur 117 · V. Gh. XVI · texte numérisé non relu

V. Gh. XVI

les fois qu'elle reparaît identique, elle reproduit la variation identique; mais elle n'est i^diS réversible, c'est-à-dire que la •variation héritée ne ressemble pas à la variation causale 1. »

C'est la négation de l'hérédité des caractères acquis dans presque tous les cas et en particulier dans celui, si important, de l'acquisition d'un nouveau caractère par cinétogénèse 2. Il y a cependant des cas où M. Delage considère comme possible l'hérédité des caractères acquis, et il va maintenant expliquer comment cette hérédité est possible.

L'auteur commence par nier catégoriquement une se- -conde fois la possibilité de l'hérédité des mutilations qui ne peuvent entraîner que des changements quantitatifs : « De plus, si la modification avait lieu, elle porterait sur l'ensemble des tissus de même espèce que ceux qui constituaient l'organe amputé. La répétition de la mutilation ne saurait rien changer à ce résultat. Cela est d'ailleurs entièrement conforme aux données de l'observation 3, » Qui, si l'on refuse, de parti pris, d'admettre les faits, scientifiquement constatés, de transmission héréditaire d'une mutilation. L'exemple suivant rapporté parCope ^ est bien frappant comme précision : « Un coq de combat perdit un œil; peu après, et pendant que la blessure était encore en fort mauvais état, il fut transporté dans un autre lot de poules -de sa race, qui, fécondées par d'autres coqs, avaient eu des poussins normaux; il leur donna des petits dont un grand nombre avaient un œil défectueux. » Le cas rapporté par Hyatt de l'hérédité du sillon de la coque des céphalopodes est encore plus probant et peut être considéré comme un cas d'hérédité demuiilation, puisque c'est une cause mécanique qui détermine la formation de ce sillon.

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