Voyez plus haut, cli. x
2. Pourquoi seulement sur cette substance ? M. Delage restreint encore ici la signification de la corrélation générale ; l'ablation des muscles peut avoir un ressentiment sur la distribution quantitative de toutes les substances plastiques, dans tous les éléments de tous les tissus. Il semble que, dans l'opinion de l'auteur de la théorie des causes actuelles, l'elTet produit sur l'élément reproducteur serait le même, que le muscle amputé soit au bras ou à la jambe, pourvu qu'il y eût ablation de la même quantité de substance musculaire ; il néglige toujours la situation lopoyraphique des éléments.
3. Pourquoi le serait-il ? Le balancement organique exige le contraire, ce me semble.
sur les autres muscles en raison de leur légère insuffisance originelle, les développera davantage et les maintiendra au niveau primitif, tandis que le muscle inutile, parti de plus bas et ne se relevant pas, continuera à déchoir.
« Certes, il n'y aurait pas là une explication suffisante de l'hérédité des caractères dus à l'usage et à la désuétude si cette hérédité était réelle et constante.
« D'une part, elle ne permettrait pas de comprendre qu'un muscle put s'hypertrophier par l'usage en même temps qu'un autre s'atrophie-. D'autre part, quand l'organe atrophié est d'un très petit volume par rapport à la masse des tissus similaires, la modification consécutive à son atrophie est trop faible pour exercer une influence suffisante'^. »
« Mais tout n'est pas héréditaire en fait de caractères acquis par l'exercice, et toute la question est de savoir si cette hérédité limitée suffirait à expliquer les faits ^. »
Je ne suivrai pas M. Delage dans son explication de la formation des espèces, ce volume étant entièrement consacré à l'étude de l'hérédité, mais je me permettrai de lui demander comment, en niant ainsi l'hérédité absolue des caractères acquis par l'usage ou la désuétude, il explique que les articulations soient si admirablement finies chez un poussin qui va éclore, et que toute cette cordination merveilleuse soit réalisée chez un être qui n'a encore eu à se servir d'aucun de ses organes. C'est là le critérium de toute théorie de l'hérédité.
1. Mais comment expliquer alors l'hérédité de ces caractères avant réclosion, avant le fonctionnement ?
2. Or, cela est constant et se trouve même chez les poussins sortant de lœuf qui sont adaptés à toutes les fonctions que leurs ancêtres ont exécutées et qui ont produit l'espèce actuelle poulet. Mais M. Delage ne tient pas compte de l'importance des caractères topographiques.
3. La disparition d'une seule cellule retentit sur la corrélation générale. (Voyez plus haut, ch. xu.)