Delage, op. cil., pp
Il me semble que ces faits detélégonie s'expliquent très simplement de la même manière que l'immunité ^ et l'hérédité des caractères acquis 2,
Pendant toute la période de la gestation, il y a de telle» communications entre les milieux intérieurs de la mère et du fœtus qu'on peut les considérer tous deux, au point de vue du milieu intérieur, comme formant un individu unique,, dans lequel la sélection adaptative établit la corrélation générale. Or, par le fait même de la gestation, les conditions se trouvant modifiées, il intervient naturellement une variation quantitative, tant chez la mère sous l'influence du fœtus, que chez le fœtus sous l'influence de la mère. Dans cet individu formé de deux êtres, il s'établit dono,^ pendant la longue durée de la gestation, une sorte d'équilibre qui dépend naturellement des races de la mère et du fœtus. La sélection naturelle détermine donc une variation quantitative tout à fait comparable à celle qui produit l'immunité.
Une fois que l'accouchement a eu lieu, la cause qui déterminait cette variation n'existant plus, cette variation pourra disparaître, surtout si une autre cause détermine une sélection dans une autre direction ; or, il est évident que le cas est tout à fait parallèle à celui de l'immunité qui résulte de la guérison d'une maladie ; la variation quantitative, produite par la lutte des tissus contre l'élément pathogène, disparait pe/i7 à petit quand l'élément pathogène a été éliminé par la guérison ; mais nous savons cependant qu'elle dure plusieurs années dans certains cas, et il n'y a rien d'étonnant à ce que la jument de lord Morton ait encore été sous l'influence de sa première gestation, huit ans après qu'elle avait été saillie par le couagga.
De plus, nous avons été amenés à considérer que, dans un individu à milieu intérieur limité, il y a, quand l'état