Voyez la Bactéridie charbonneuse, p
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Si l'interprétation précédente est vraie ', le phénomène de la variation causant l'atténuation de virulence se ramène, on le voit, à une expérience de mérotomie réalisée chimiquement. Gomment cette mérotomie chimique peut-elle déterminer une atténuation de virulence ? Il est facile de s'en rendre compte.
Soit 6 celle des substances plastiques de notre bactéridie qui se détruit le plus vite dans les conditions de Texpériencc de MM. Pasteur, Chamberland et Roux. Tant que b ne sera pas entièrement détruite (pendant un mois), le reliquat sera toujours un plastide, capable, par conséquent, de se reproduire dans un milieu nouveau à la condition n° 1 . Les expériences de mérotomie ont en effet prouvé qu'un mérozoïte contenant un peu de foutes les substances plastiques d'un plastide est doué de vie élémentaire-. Mais il faut remarquer que dans l'équation de l'assimilation :
le terme R varie avec la nature de a. Soit, en particulier, p, une substance qui, dans le terme R, dépend plus particulièrement de l'activité chimique de la substance b au cours de l'assimilation ; il va de soi^que la quantité de substance p produite variera avec jla quantité de substance 6 conservée par le plastide, et si cette substance p est particu-
1. Peu importe, d'ailleurs, pour les raisonnements qui suivront, que cette interprétation soit exacte dans le cas précis de l'atténuation de virulence de la bactéridie charbonneuse; il suflit que l'étude de cette atténuation nous ait conduit, par une série de déductions logiques, à la notion importante de la variation quantitative dont nous trouverons des exemples très intéressants chez les êtres supérieurs.
2. Mais aucune expérience ne permet d'énoncer la proposition réciproque, que raI)lation totale d'une des substances plastiques entraîne fatalement la mort élémentaire ; cela est vrai de l'ablation de tout le noyau ou de tout le iirotoplasma, mais on n'a jamais pu exi)érimenter séparément sur les diverses substances plastiques de ces deux éléments complexes.
lièrement nuisible aux tissus du mouton*, il en résultera que la diminution de substance b dans la bactéridie rendra cette bactéridie moins virulente pour le mouton. Une diminution d'une autre substance plastique pourrait se traduire d'une autre manière ; nous constatons plus facilement celles qui se manifestent par une atténuation de virulence à cause de l'extrême sensibilité de ce réactif pathologique.
Quoi qu'il en soit des hypothèses plus ou moins hasardées qui nous ont conduits à la notion de la variation vraie par modification du rapport des quantités de substances plastiques dans les bactéridies, cette notion a une grande importance pour les plastides en général, comme nous le verrons dans la suite. Mais si, dans le cas de la bactéridie charbonneuse atténuée, nous avons eu des raisons pour croire plutôt à l'existence d'une variation de [cette nature, il ne faut pas, pour cela, renoncer à la notion également essentielle de la variation vraie par modification qualitative des substances plastiques ; c'est seulement ce mode de variation qui permet de concevoir la transformation des espèces de plastides les unes dans les autres ; je l'énonce donc à nouveau sous sa forme la plus générale :