‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 28 sur 117 · Voyez la Bactéridie charbonneuse, p · texte numérisé non relu

Voyez la Bactéridie charbonneuse, p

2. La démonstration n'a été faite, il est vrai, que pour l'ablation, dans un plastide donné, soit de tout le protoplasma, soit de tout le noyau, c'est-à-dire probablement d'un ensemble déjà fort complexe de substances plastiques. Les expériences de mérotomie ont prouvé que, quelles que fussent les conditions de milieu, un protoplasma sans noyau est toujours à la condition n* 2 ; autrement dit, qu'en enlevant le noyau à une amibe, on n'en fait pas une monère... Mais on n'a pas encore exjjérimenté isolément sur l'ablation de tel ou tel élément du noyau ou du protoplasma.

stances plastiques qui le constituent. Nous verrons plus tard quelles sont les raisons qui militent en faveur de cette manière de voir. S'il y a encore des monères, comme l'affirment plusieurs observateurs dignes de foi, elle sont exceptionnelles et rares, et la plupart des plastides existant aujourd'hui sont trop complexes pour que la variation qualitative leur soit facile ; c'est pour cela que tant de personnes croient à la fixité de l'espèce.

Toutes les considérations exposées dans ce premier livre sont destinées à nous conduire à l'étude des êtres supérieurs qui sont composés de plastides scissipares et dérivent d'un plastide scissipare. Avant d'aborder l'étude complexe de la formation de ces êtres supérieurs, je vais dire quelques mots de l'évolution de certains monoplastides dont l'étude simplifiera celle des métazoaires.

« L'évolution est peut-être, dit Claude Bernard, le trait le plus remarquable des êtres vivants et, par conséquent, de la vie. L'être vivant apparaît, s'accroît, décline et meurt. Il est en voie de changement continuel : il est sujet à la mort.

« Il sort d'un germe, d'un œuf ou d'une graine, acquiert par des différenciations successives un certain degré de développement ; il forme des organes, les uns passagers et transitoires, les autres ayant la même durée que lui, puis il se détruit ^ »

On chercherait en vain, dans l'histoire des monoplastides scissipares, ce caractère considéré comme si général chez les êtres vivants ; il est certain que l'assimilation à la condition n"» 1 entraîne des variations, non dans la forme ou dans les propriétés de ces êtres, mais seulement dans leurs dimensions. Toutes les modifications obsei-vées sont donc suffisamment incluses dans le mot assimilation. D'ailleurs, le caractère, donné par Claude Bernard comme général, que l'être, après s'être accru, décline et meurt, ne peut s'appli-

1. Claude Bernard, Leçons sur les phénomènes de la vie communs aux animaux el aux végétaux.

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