‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 4 sur 117 · PREFACE DE LA. DEUXIEME EDITION V · texte numérisé non relu

PREFACE DE LA. DEUXIEME EDITION V

dès le début, que le principe de la sélection naturelle n'est qu'une vérité de La Palisse fournissant seulement une manière de parler très commode. On trouvera cette opinion exprimée ci-dessous à plusieurs reprises (v. en particulier p. 52). Plusieurs fois aussi j'ai montré dans les pages qui suivent (pp. 33 etsq.)que la prétendue lutte pour l'existence n'était, dans la plupart des cas, qu'une image trompeuse, et j'ai réservé le nom de lutte à la lutte lamarckienne de l'individu contre les conditions destructives qu'il rencontre dans le milieu.

Je n'ai d'ailleurs pas à regretter d'avoir fait du darwinisme avec une âme de lamarclden inconscient^ puisque cela m'a permis, alors que je voulais seulement me mettre en règle avec moi-même, démettre d'accord dans le principe les deux grandes écoles évolutionnistes. Ce résultat que j'ai obtenu dans ce livre, un peu sans m'en douter, je l'ai développé depuis dans plusieurs ouvrages'. Je n'y suis pas arrivé, je l'avoue, en suivant à la lettre le système de Darwin, mais en appliquant son langage à des cas que n'avait pas envisagés l'illustre savant anglais. Darwin avait en effet limité l'emploi de la sélection naturelle à la narration de l'histoire des individus, du type de l'homme et des mammifères considérés comme unités indivisibles dans l'histoire du monde. On verra que j'ai au contraire appliqué le langage darwinien à l'histoire des éléments constitutifs de l'animal supérieur, aux cellules ou éléments histologiques composant les vertébrés. Je suis même allé plus loin dans cette voie, et j'ai été amené à considérer

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