‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 40 sur 117 · Voyez VliuUvidiialilé, p. 1C.8 (F. Alcan · texte numérisé non relu

Voyez VliuUvidiialilé, p. 1C.8 (F. Alcan

1° ils ont dû, de toute nécessité, puisqu'ils ont continué à vivre, exécuter un grand nombre d'opérations communes destinées à assurer le renouvellement du milieu intérieur ; 2» les formes des poulets ont été de plus en plus fixées par le squelette, qui s'est de plus en plus opposé à des opérations macroscopiques nouvelles sortant du cadre ordinaire des opérations possibles à un poulet. C'est pour cette dernière raison surtout qu'il y a si peu de différences extérieures entre le poulet adulte et le poulet qui vient d'éclore, en dehors des dimensions de ces deux êtres. Occupons-nous donc de ce squelette, qui joue un rôle si important dans l'histoire des animaux et des végétaux.

Rappelons-nous l'équation de la vie élémentaire manifestée :

a + Q ^la + R

Dans le terme R, il y a des substances liquides dont l'accumulation peut être nuisible, et nous savons que l'élimination de ces substances R est une de parties importantes du renouvellement du milieu intérieur chez des êtres polyplastidaires.

Mais il y a aussi des substances résistantes, plus ou moinssolides, puisque nous avons vu que c'est précisément à des substances de cette nature, agglutinant lesplastides, qu'est due la formation d'une agglomération polyplastidaire ; supposons qu'à un moment quelconque nous trouvions le moyen d'enlever d'un être polyplastidaire toutes les substances plastiques sans toucher aux substances squelettiques R.. Il nous resterait une agglomération de cellules creuses, chaque cellule étant précisément à la place qu'occupait précédemment un plastide, et cette agglomération de cellules creuses affecterait exactement la forme de l'agglomération polyplastidaire elle-même.

Nous savons par l'étude de la bactéridie charbonneuse que les substances R varient quand les plastides varient

U BlBLIOTH.tlCA j

quantitativement; nous ne^nous étonnerons pas, par conséquent, de trouver, dans le squelette de substances R,des parties de résistance différente (charpente osseuse, tendons, etc.). Cette différence pourra être d'autant plus considérable que des variations apparentes pourront également trouver place dans les conditions diverses réalisées aux divers points de l'agglomération.

De plus, nous savons que, chez les animaux supérieurs au moins, il y a forcément, pour tous les tissus, des alternatives de condition n'' 1 et de condition n"* 2, Or, à la conditionna 1, les substances a et les substances R augmentent parallèlement; à la condition n** 2, les substances a se détruisent tandis que les substances R ne bougent pas. Le résultat de ces alternatives de condition n» 1 et de condition n° 2 est donc forcément une augmentation de la quantité de squelette relativement à la quantité de substances plastiques, et, par conséquent, à cause de la résistance croissante du squelette, Tanimal sera de plus en plus invariable dans sa forme; de plus en plus aussi, à cause de la résistance croissante du squelette, seront invariables les conditions mécaniques réalisées aux divers points de l'agglomération et, par suite, l'animal aura de moins en moins de tendance à varier, mais aussi de moins en moins de facilité à s'adapter à des conditions nouvelles d'existence. Déjà, quand le poulet est sorti de l'œuf, sa forme générale ne pouvait plus subir que de légères modifications parce que le squelette était assez résistant.

J'ai établi ailleurs ' que, par suite de l'impossibilité de la rénovation assez rapide du milieu intérieur et du balancement organique qui en résultait, un état adulte se produisait nécessairement dans les animaux supérieurs, c'est-àdire un état dans lequel il y avait équilibre des profits à la condition n» 1 et des pertes à la condition n» 2. Le durcis-

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