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CARACTERES TOPOGRAPHIQUES

êtres polyplastidaires massifs ^ indistinctement, mais cette différenciation histologique est moins grande que chez les animaux, quoique, de même que chez ces derniers, les cel- Iules remplissant les mêmes fonctions soient assez semblables chez des espèces différentes.

Il s'établit dans les squelettes de plastides morts (vaisseaux) ou dans des interstices entre les plastides vivants, des courants nutritifs, qui vont souvent s'ouvrir à l'extérieur à l'extrémité supérieure, et qui assurent le renouvellement du milieu intérieur. Il est donc bien naturel que les parties supérieures des arbres, recevant les courants nutritifs qui ont déjà irrigué le bas de la plante, se trouvent dans des conditions différentes, et qu'il s'y produise des variations spéciales ; c'est à l'extrémité des rameaux qu'apparaissent les fleurs ; il y a en outre, dans certains arbres, des différences macroscopiques entre les feuilles de la base et celles du sommet.

Voici, par exemple, un vieux houx. Chacun a pu observer qu'il existe, dans les grands individus de cette espèce, un dimorphisme foliaire très remarquable. Les feuilles des branches inférieures sont ondulées et épineuses, celles des branches les plus élevées sont régulièrement ovales et inermes. Les conditions topographiques sont donc différentes à la base et à la cime de l'arbre, ce que suffit à expliquer la différence des chemins parcourus par les sucs nutritifs venus des racines et leur épuisement progressif.

Je détache une branche de la cime et j'en fais une bouture ; il est à remarquer d'abord que cette bouture prend moins facilement qu'une bouture semblable détachée de la base de l'arbre, parce que la première est adaptée à des conditions de nutrition différentes.

La bouture prend; croyez-vous que les feuilles ovales déjà existantes vont devenir ondulées épineuses ? Evidem-

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