Delage, l'Hérédité, p
comme parfois le muscle, le cartilage, chaque tissu travaille/>OHr son compte ^ et fournit les éléments de la soudure. Certaines cellules, comme celles de l'épiderme, ont d'emblée leur caractère spécifique- ; d'autres, dans l'os par l'exemple, se transforment par une différenciation ultérieure en celles du tissu qu'elles doivent souder ^ ; d'autres enfin gardent un caractère différent comme dans le muscle, le cartilage, qui, souvent mais pas toujours, se ressoudent par l'intermédiaire d'un tissu fibreux^. »
p. La lésion a été très importante, sans cependant amener la mort ; la région nécrosée se trouve forcément limitée comme dans le cas précédent, sans quoi la mort résulterait de la blessure, ce qui, par hypothèse, n'est pas le cas dont nous nous occupons.
Les phénomènes généraux dus à la rupture de l'équilibre de l'organisme ne sont plus inappréciables (maladie, fièvre) ; le bourgeonnement qui a lieu autour de la région mortifiée produit des éléments nouveaux, naturellement soumis à la sélection adaptative et déterminant, au bout de la période de cicatrisation, une nouvelle coordination, un nouvel état adulte, puisque, par hypothèse, la mort ne résulte pas de la blessure dans le cas considéré.
Mais, puisque nous avons supposé la lésion importante, la partie mortifiée considérable par rapport au reste de l'organisme, il pourra arriver que, par suite de l'absence de cette partie mortifiée, les conditions réalisées en chaque point de la région qui se cicatrise soient notablement différentes, pendant la période de cicatrisation, de celles qui existaient aux mêmes points topographiques avant la lésion. Il en résultera que le nouvel état adulte pourra