Voyez ch. XII
2. Et même dans certains cas quand il y a un squelette dur, parce que ce squelette ne contrarie pas la morphologie générale précisément déterminée à chaque instant par les conditions intérieures et extérieures.
154 l'hérédité chez les êtres POLYPLASTIDAIRES
embarrassés, dans l'état d'ignorance où nous sommes de la structure chimique des substances plastiques, de définir ce que nous entendons par des substances plastides plus ou moins voisines. Nous n'avons à ce sujet aucune indication ; mais nous nous sommes aisément rendu compte que, plus ces substances donneront lieu, dès le début du développement du plastide initial, à des divergences rapides entre deux embryons, plus il y aura de chances qu'elles soient morphogéniquement différentes^, et plus les adultes qui résulteront normalement de ces deux embryons seront différents 2.
Au lieu de tenter une définition chimique actuellement impossible des substances plastiques voisines, nous dirons donc que deux plastides initiaux sont d'espèces voisines quand, dans les mêmes conditions 3, ils donnent lieu à des développements embryonnaires qui restent longtemps parallèles avant de diverger notablement. Voici trois espèces A, B, G dont les développements sont parallèles jusqu'à un stade X ; mais B et G restent parallèles jusqu'à un stade ultérieur Y ; je dirai que B est une espèce plus voisine de G que ne l'est A.
Il est donc logique de faire une classification des espèces d'après les diA'ergences plus ou moins rapides qui surviennent entre les embryons au cours du développement ; on mettra à des places très voisines celles des espèces qui ont un parallélisme du développement longuement prolongé ; on réunira dans des groupes de plus en plus vastes celles qui ont des développements embryonnaires parallèles jusqu'à un stade de moins en moins avancé.
1. Morphogéniquement s'entend, comme plus haut (ch. ix), au sens de la forme que prend le plastide dans lequel celte substance particulière devient prépondérante.