‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 7 sur 117 · PREFACE DE LA DEUXIEME EDITION ÏX · texte numérisé non relu

PREFACE DE LA DEUXIEME EDITION ÏX

entre toutes, les phénomènes qui se passent à cette échelle intermédiaire sont liés, par des relations de cause à effet, tant à ceux de Téchelle supérieure qu'à ceux de l'échelle inférieure. Et ainsi, l'étude des colloïdes a permis une synthèse vraiment simple dans la narration biologique ; en particulier les faits de la pathologie générale sont devenus très faciles à concevoir^ ; ils auraient demandé, avec la méthode purement analytique, des explications interminables.

Autre chose : la considération d'une échelle intermédiaire a permis de simplifier prodigieusement le problème de l'évolution individuelle. Lisez, par exemple, le chapitre XIII de ce livre ; vous verrez combien sont complexes les raisonnements par lesquels on arrive à montrer que l'œuf de A est identique à celui dont est issu A. Le problème aurait été bien plus facile à résoudre si l'on avait su, à cette époque déjà lointaine, qu'il peut se produire des variations à deux échelles : variations colloïdes à l'échelle protoplasmique, entraînant la différenciation cellulaire sans retentir forcément sur l'échelle chimique; etvariations chimiques directes ou indirectes à l'échelle atomique. Dans mes livres plus récents j'ai tiré un grand parti de la considération de ces variations distinctes ou liées à l'échelle protoplasmique et à l'échelle moléculaire.

La rigueur de la méthode analytique avait cependant permis de comprendre directement l'hérédité des caractères acquis; mais elle exigeait un effort qui n'est plus utile aujourd'hui. Actuellement, avec la considération des équilibres colloïdes, on peut être lamarckien

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