The rational mind is develo
ped by natural sélection from multifarious mental activities.
Pour quiconque adopte la doctrine de la conscience épiphénomène, les trois derniers paragraphes, 5, 6, 7, ne sont môme pas à étudier, puisque tout acte, volontaire ou
1. Je crois qu'il faut considérer comme se rapportant à ces deux genres différents de variations celles que Cope décrii, sous le nous de cinétogénèse et de physiogôuèse. (Voyez 1. V, ch. xi.\.)
2. CoPE, The primartj factors of onjanic évolution, Chicago, 18%.
involontaire, est déterminé par la structure physique de l'être et les conditions ambiantes ; tout ce qui a rapport aux instincts ou habitudes entre donc, au point de vue de l'hérédité, dans le cadre des caractères physiques de structure, et ne doit pas être étudié à part.
Le quatrième paragraphe est commun aux deux théories, et n'a pas à être discuté.
Pour le troisième, nous sommes obligés d'admettre la manière de voir des néo-Lamarckiens ; la théorie de Weissmann n'est d'ailleurs plus acceptable puisque Hartog a montré que, si l'on entend au sens strict le mot congénital, les seuls caractères héréditaires, étant, pour les néo-Darwiniens, les caractères congénitaux, se réduisent à ceux du protozoaire ancêtre ' .
C'est dans les deux premiers paragraphes que se trouvent les divergences d'opinion vraiment discutables entre les néo-Darwiniens et les néo-Lamarckiens. Encore est-il immédiatement évident que ces divergences d'opinion sont le résultat de l'erreur individualiste.
Pour les monoplastides, en effet, il est de toute certitude que les variations sont livrées au hasard des conditions de milieu et sont seulement adaptées ultérieurement, comme le veulent les Darwiniens ; il en est de même tant, que l'on considère les monoplastides qui constituent lesêtres polyplastidaires sans tenir compte de l'individualité de ces derniers. Mais, si l'on considère les êtres polyplastidaires comme des individus, on doit considérer commeimmédiatement adaptées {appearing in defîniie directions)^ les variations provenant d'un accord qui s'établit entre la corrélation générale de l'organisme et une coordination, nouvelle résultant de conditions extérieures nouvelles. Et cependant, nous venons d'être amenés à considérer que^,
1. Il est vrai que Harlog néglige la possibilité d'une variation fortuite (sans rapports avec la coordination générale) entre Fœuf père et l'œuf fils.
196 L?IIÉRÉDITÉ CHEZ LES ÊTRES POLYPLASTIDAIRES
même pour les êtres polyplastidaires considérés comme des individus, il y a aussi possibilité de variations non adaptées, livrées au hasard {promiscuous or multifarious et aussi congénital) comme chez les monoplastides vivant isolément.
Quant à la formation d'espèces par accouplement, elle semble absolument improbable.
La discussion entre les néo-Lamarckiens et les néo- Darwiniens est d'ailleurs assez oiseuse, s'il est démontré, comme nous avons essayé de le faire plus haut^, que le principe de Lamarck dérive naturellement de celui de Darwin, quand on évite l'erreur individualiste.
Il devient maintenant bien facile d'expliquer l'existence d'un œuf donnant à l'éclosion un être aussi compliqué que le poussin; il serait même inutile de le montrer puisque cette explication existe dans tous les traités de la formation des espèces où l'on admet l'hérédité des caractères acquis.
Je vais donc le faire rapidement en quelques mots :
Une monère initiale subit des alternatives de condition n'^ 1 et de condition n*» 2 (variations qualitatives et quantitatives) et donne naissance ainsi à un grand nombre d'espèces de plastides, dont tous les survivants sont, au bout de quelque temps, adaptés à leurs conditions de milieu.
L'un d'eux, par exemple, possède des substances R agglutinantes, et donne naissance à un être polyplastidaire qui se reproduit, comme nous l'avons vu ; les descendants de cet être peuvent subir des variations livrées au hasard et donner des espèces différentes dont nous ne nous occupons pas; suivons seulement les variations dues à des modifications nécessitées dans la coordination de ces êtres par les conditions de milieu. La sélection naturelle ne conserve naturellement que les êtres dont la coordination est