‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 74 sur 117 · Voyez l'Individualilé, p. 175 (F. Alcan · texte numérisé non relu

Voyez l'Individualilé, p. 175 (F. Alcan

adéquate aux conditions extérieures ; or les variations ainsi acquises seront héritées, et de nouvelles complications s'ajouteront au cours des générations successives, à mesure que de nouveaux caractères de coordination seront fixés par sélection naturelle et transmis aux descendants, et ainsi de suite; on arrivera à l'œuf de poulet, à l'œuf d'homme, etc. K..

C'est l'évolution progressive des organismes.

Remarquons que les variations sont toujours lentes et que, par conséquent, il y a parallélisme entre les relations de parenté des espèces et la similitude plus ou moins grande de leur composition chimique. Or, la ressemblance de composition chimique nous a conduits précédemment ~ à la loi de Serres que « l'embryologie est la répétition de l'anatomie comparée ». Puisque cette ressemblance de composition chimique est parallèle à la parenté, et que, d'autre part, on doit considérer que les espèces primitives étaient moins compliquées que quelques espèces plus récentes, on peut donner à cette loi de Serres la forme plus connue que lui a donnée Fritz Mûller « que l'ontogénie est parallèle à la phylogénie ».

Mais il est évident que la loi de Serres exclut toute hypothèse, tandis que le principe de Fritz Mûller en introduit forcément 3, surtout si on le généralise, comme on a une tendance à le faire, même pour les Protozoaires.

J'ai intentionnellement réduit au strict minimum toutes ces considérations générales sur la formation des espèces; on les trouvera partout; je veux cependant, pour terminer, exposer une loi que Gope ^ a exprimée d'une manière fort intéressante, d'après Agassiz, loi qui régit l'évolution générale des espèces et qui mérite d'être rapportée en

1. Voyez Darwin, l'Origine des espèces par la sélection naturelle.

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