Cope, op. cit., p
2. Ici le raisonnement de Cope manque de logique, quoiqu'il soutienne une thèse certainement excellente; il oublie que Weissmann et
220 FAITS ET THÉORIES AYANT RAPPORT A l'hÉRÉDITÉ
embryologiques ont abondamment démontré que tel est précisément le cas, et cela suffit pour permettre de répondre affirmativement à la question de la /)0S5/6///7^ de la transmission héréditaire des caractères acquis ; et, que cette réponse s'applique à tout temps et à toute évolution, cela résulte immédiatement de ce fait, mis en évidence par la paléontologie, que tous les caractères aujourd'hui congénitaux ont été acquis à une période ou à une autre *. »
Parmi les exemples que cite Cope à l'appui de la thèse que je viens de résumer, il j'en a qui méritent d'être cités :
Les dents possèdent leur structure normale (que Cope a montré ailleurs résulter de la cinétogénèse) pendant qu'elles sont encore dans les alvéoles avant leur éruption. Dans quelques cas on a vu, dans l'embryon, l'évolution d'une dent de type primitif ancestral en une dent de type moderne '.
J'ai déjà cité plus haut cette observation de Hyatt^, que le sillon dorsal de la coquille des céphalopodes est dû à la pression exercée par la région ventrale que l'enroulement de la coquille amène en contact avec cette partie. Cope détaille tout au long les observations de cet excellent paléontologiste, et elles sont tellement probantes que je voudrais pouvoir les citer sans rien en abréger; je vais essayer de les résumer en les simplifiant, dans quelques lignes.
On trouve, dans les terrains très anciens, des coquilles de céphalopodes qui ont la forme d'une corne de vache et dont la section transversale est à peu près circulaire; en suivant la série des fossiles de cette catégorie dans des
les néo-darwinistes ne sont pas des néo-lamarckiens et que l'aciiuisition des canctères par le fonctionnement n'est pas le fond de leur théorie, de sorte que l'apparition chez lenibryon (qui est encore à l'abri des inlluences extérieures) d'organes qui, d'après les néo-laniarckiens, doivent leur origine à des inlluences extérieures, est peut-être susceptible d'une explication adéquate aux théories néo-darwiniennes.