Condition n
4. Voyez le dernier paragraphe du chapitre de l'Hérédité des carae- Ivres acquis, p. 181.
composent entrent rapidement en régression et dégénérescence graisseuse, parce que le développement des organes directement utiles de la nouvelle forme embryonnaire détourne les principes nutritifs de leur direction première * : l'absence de fonction atrophie l'organe insuffisamment nourri, et souvent môme, cet organe n'est plus représenté dans l'évolution que par un amas graisseux, comme cela se voit pour l'embryon anoure de la molgule, où la corde dorsale n'est plus indiquée que par l'amas appelé sphère de réserve.
« L'étude de cette nécrobiose peut jeter une grande lumière sur une foule de phénomènes importants de l'embryogénie, en rendant claire et légitime l'application du principe de Millier. C'est par ce phénomène qu'on peut expliquer par exemple la période de nymphe immobile chez les insectes à métamorphoses complètes. On peut comparer dans ce cas l'évolution de l'animai à la course d'un anneau auquel on imprime à la fois un mouvement de rotation d'avant en arrière et un mouvement de translation d'arrière en avant. Quand ce dernier cesse d'agir, l'anneau s'arrête un moment, puis se dirige en sens contraire de sa direction première : le mouvement de rotation correspond à l'hérédité ; le mouvement de translation, c'est l'adaptation de la larve à un genre de vie spécial, souvent, comme chez les larves de papillon, à la vie de parasite.
Quand les globules graisseux apparaissent dans les premiers phénomènes embryogéniques ils ont la même signification : simplification et condensation de l'embryogénie. Lorsque deux processus de formation aboutissent par des modes différents au même résultat morphologique, si l'un d'eux a présenté à un moment donné la nécrobiose phylogénique, on peut affirmer qu'il est secondaire et l'autre primitif. »
1. Ou simplement, par condition n° 2 résultant du non-fonctionnement.
230 FAITS ET THÉORIES AYANT RAPPORT A l'hÉRÉDITÉ
Ce qui domine toute rembryogénie, c'est le phénomène que nous rappelions en commençant ce chapitre : que, lorsque le squelette ne s'y oppose pas, la forme du corps est précisément à chaque instant la forme d'équilibre que prendrait, libérée de toute entrave, l'agglomération polyplastidaire au moment considéré ; c'est ce qui explique que deux types adultes puissent être très voisins quoique ayant l'un une embryogénie libre et dilatée, l'autre une embryogénie condensée avec nécrobiose phylogénique.