Delage, op. cit., pp
quand la condition n" 2 se prolonge trop longtemps. Encore no savons-nous pas si, même pour les éléments les plus différenciés des métazoaires, une greffe ne serait pas possible sur un individu jeune, assurant à ces éléments très différenciés la possibilité d'une nouvelle série de conditions n" 1. En résumé, la mort est fatale pour le métazoaire; la mort élémentaire n'est peut-être fatale pour aucun de ses éléments histologiques ou, du moins, si elle l'est, ce n'est que comme conséquence de la mort générale qui arrête le renouvellement du milieu; et l'on peut dire, pour employer le langage individualiste cher à tant d'auteurs, que le corps vieilli et encombré de squelette d'un métazoaire est foi'mé d'éléments jeunes et vigoureux, ne demandant qu'à vivre indéfiniment si on leur fournit leur condition n" 1 .
J'ai longuement insisté sur ce point, et je me suis sou- A'cnt répété, mais je ne crois pas inutiles ces longueurs et répétitions, parce que le plus grand nombre des savants et des philosophes considèrent encore comme une chose importante cette théorie de la mortalité du corps et de l'immortalité du germe, qui provient d'un simple jeu de mots et de l'emploi irraisonné du même mot mort dans deux sens différents : mort générale de l'individu ou destruction de la coordination, mort élémentaire des éléments histologiques ou destruction chimi(|ue de leurs substances plastiques.