THEORIE DE LA DIPLOGENESE DE COPE
bout de n générations le soma sera S + na. Fort bien^ mais quelle relation y aura-t-il entre a et ^, et qu'est-ce qui nous prouve que a a le moindre rapport avec A et que na reproduira A quand n sera assez grand ? L'expérience faite sur les larves de papillon a bien donné ce résultat très remarquable que les variations déterminées par l'exposition à une couleur ont précisément reproduit cette couleur; ce fait est très curieux et tout à fait inexpliqué jusqu'à présent ; il ne saurait en aucune manière être considéré comme l'exemple d'un fait général. Un ivrogne S acquiert le caractère A (alcoolisme) ; son plasma germinatif acquiert a et donne naissance à un fils S -\- a ," or ce a représente-t-il un alcoolisme mitigé ? pas le moins du monde ; le fils pourra être idiot ou épileptique et surtout le petit-fils si le fils a acquis lui-même le caractère A ,, et la note na ne reproduira pas l'alcoolisme. Je prends là un mauvais exemple puisqu'il est précisément emprunté à un cas où l'hérédité des caractères acquis est un défaut^,, mais je l'ai choisi à dessein pour montrer que cette théorie de la diplogénèse ou théorie de l'évolution parallèle du soma et du germen donne en réalité simplement une manière de s'exprimer et non une explication de fait.
Que le germen soit modifié quand le soma l'est, cela est bien prouvé par tous les cas connus d'hérédité des caractères acquis ; mais comment se fait-il que la modification du germen se traduise dans le fils par un caractère analogue à celui qui avait été acquis par le père ? comment se fait-il que l'influence du soma sur le germen soit réversible ? c'est là toute la question, ainsi que l'a fait remarquer M. Delage-, et Gope admet le fait sans en donner même un semblant d'explication.
1. Comme dans tous les cas où un caractère est acquis par simplephysiogénèse sans qu'intervienne ultérieurement une modification générale dans la corrélation des éléments de l'organisme tout entier,