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LIBRE PENSÉE AUX XV° ET XVi° SIÈCLES, 507
près de Stuttgart. Là encore, il fut en butte à de persécutions. A la suite de ce contre- -temps, il se vit obligé de mener une vie errante parcourant la Bavière, Ja Suisse, l’Autriche et enfin il vint mourir à Salzhouræ en 1541,
Il est peu d'hommes dont on ait dit tant de bien et tant de mal que Paracelse. Cependant, tout le monde. est d'accord sur ce point qu’il avait l’âme d’un réformateur et qu’il eut la hardiesse de rompre avec la tradition et l'antiquité. Il joua aussi le rôle de novateur. au même titre que Luther en faisant usage pour son enseignement de sa langue maternelle : au lieu du latin ; de plus il écrivait dans un style simple, clair et he Quant à son système médical, il était essentiellement vitaliste associé à des notions chimiques. En général, il avait adopté les idées néoplatoniciennes. Il faisait. dériver tout de la divinité. Dans chaque créature, ditil, règne le feu divin, le baume astral émané de: Dieu ;
l’homme renferme en lui toutes les formes de la vie
naturelle extérieure, soleil, lune, astres, ciel, terre, eau,
feu, etc. ,en un motil représente Je microcosme en Fe de. la use extérieure, le macrocosme ; cette idée domine à un tel point le système de Paracelse que fréquemment mil designe la nature comme l’homme extérieur, C’est par: l'étude seule du macrocosme que Le microcosme peut être Compris ; c’est pourquoi Paracelse méprisait l’étude de:
Panatomie humaine, la croyant inutile à la connaissance du corps humain. Voici, en deux mots, sa physiologie
et sa pathologie : L’homme est un composé de sel, de soufre et de mercure (sidéraux, c’est-à-dire immatériels) au même titre que les autres corps de la nature
qui renferment ces mêmes élements, mais à un état
grossier. Dès que ce composé est altéré, il y a maladie.”
Pour expliquer l’action des médicaments il admet l'existence dans le corps humain d’un archée, une espèce de vitalisme qui a son siège dans l’estomac, présidant aux actes alchimiques séparant dans les aliments les principes nutritifs des principes toxiques et donnant aux premiers la qualité requise pour les rendre assimilables. Cet archée est, à peu de chose près, la force vitale mo-
derne qui est capable de produire tous les changements
et guérir les maladies. C’est l'essence de la vie, le corps sidéral de l’homme. C’est sur lui principalement que le médecin doit agir. C’est également à Paracelse qu'est due la théorie de l’âcreté des humeurs dont Syl-
vius s’empara plus tard et qui fut le point de départ
des théories humorales modernes.
Bien que les conceptions pathologiques de Paraceles soient tout erronées et fantastiques, on ne saurait méconnaître qu’il a rendu de grands services à la thé-
rapeutique en jetant la défaveur sur la pol maclie, la confection des affreux mélanges, électuaires, ete. qui étaient en vogue alors, en simplifiant la préparation
des médicaments et substituant à ceux en usage les teintures, essences, extraits et surtout des préparations
minérales, Il a mieux fait connaître surtout les prépa-
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