VIE ET ŒUVRE DE COLOMB
dinalprêta volontiers l'oreille au génois etle présenta au couple royal. Colomb communiqua son enthousiasme et sa conviction profonde aux souverains; qui chargèrent une commission d'examiner son projet. À cet effet, il fut mis en rapports avec les dominicains de Salamanque: Après de longues discussions, la proposition de Colomb fut agréée, mais elle futtrès mollement appuyée.
En attendant, la guerre de Malaga préoccupait tous les esprits et absorbait tous les revenus publics. Après la prise de Malaga, survint la peste et puis le siège de Séville, Colomb errait d’un endroit à l’autre et recevait de temps en temps quelque subvention, aumône morti- Îiante pour un homme nourrissant une idée susceptible d'enrichir des nations. Enfin, Séville fut prise ; alorson fit espérer à Colomb que sa proposition serait de nouveau examinée après la guerre de Grenade, Colomb ayantaccompli sa cinquantième année, fatigué de vaines promesses, retourna chez les religieux de la Rabida, lesquels, après avoir examiné consciencieusement les projets de Colomb, lui donnèrent de nouvelles recommandations pour la reine Isabelle.
La reine combattait alors dans la Vega de Grenade où elle accueillit les instances du frère Pérez et du génois la suppliant d’accepter le don d'un nouveau royaume. Alors, on commença à traiter sérieusement avec lui, et à discuter ses exigeances, mais l’orgucil espagnol fut choqué de ce que cet obscur italien osât demander le titre d’amiral et de vice-roi du pays à