‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 184 sur 342 · D 10 - LES CONDITIONS DE LA RÉUSSITE · texte numérisé non relu

D 10 - LES CONDITIONS DE LA RÉUSSITE

déconvrir. Il fut donc congédié avec un dédain qui ressemblait à une disgrâce. Colomb allait quitter l’ingrate Espagne lorsque des personnes bienveillantes firent appel aux sentiments généreux d'Isabelle, Ayant appris que deux bâtiments et trois cent mille couronnes suffi- : raient pour l'expédition, et que Colomb contribuerait aux dépenses pour un huitième, à la condition qu’on. lui assurerait un huitième des avantages, la reine offrit ses joyaux pour compléter la somme; maisle ministre saint Angelo parvint à la fournir. Voici quelles : 270 furent les conditions stipulées : Per.

Colomb devait exercer sa vie durant, etses héritiers et successeurs après lui à perpétuité, Îles fonctions d’amiral, dans toutes les terres et continents qu’il aurait découverts et acquis dans l'Océan, avec les mêmes : honneurs et prérogatives que le grand amiral de Castille dans sa juridiction. Il devait être vice-roi et gouverneur général de toutes lesdites terres et continents, | avec le privilège de proposer pour le gouvernement de chaque île ou province trois candidats parmi lesquels 2 Ferdinand et Isabelle en choisiraient un. Il avait droit à un dixième de toutes les perles, pierres précieuses, or, argent, épicerie, denrées et marchandises trouvées, achetées ou obtenues dans les limites de sà juridiction, déduction faites des dépenses. Colomb, ou son lieutenant, devait être seul juge de tous les différends ou contestations qui pourraient s'élever en matière de. commerce entre les pays découverts et l'Espagne. Il

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