‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 19 sur 342 · Du Chaillu, Afrique équatoriale · texte numérisé non relu

Du Chaillu, Afrique équatoriale

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étudier jusqu’à la moitié du xrxe siècle en Afrique ont été courantes en Europe, à- une certaine époque de l’évolution sociale. Dans toutes les colonies françaises et anglaises pendant la première moitié du siècle passé, le commerce d’esclaves noirs se faisait sur une grande échelle et a même donné lieu entre les Etats du Nord et ceux du Sud de l’Amérique à une guerre civile qui a fini par le triomphe des Etats du Nord et l'abolition de l'esclavage dans tous les pays civilisés. : -.

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Ce qui nous intéresse particulièrement est de connaître l’état de l'esclavage à l'époque de l’homme historique à ses débuts en Europe. Pour obtenir des renseignements sérieux à cet égard nous ne pouvons mieux faire que de consulter les auteurs gréco= romains. Nous allons commencer par les œuvres poé-

tiques d'Homère où il décrit des héros de la guerre de

Troie avec des détails intéressants. Là nous voyons le prudent Ulysse, après avoir mis à mort les prétendants,

ordonner à son fils Télémaque d’égorger douze femmes

esclaves qui ont été leurs maîtresses ; son fils non seulement lui obéit docilement, mais il aggrave même le châtiment en pendant les soi-disant coupables. Homère le raconte simplement sans y ajouter un mot de

blâme. En Germanie, dit Tacite (1) on tuait les esclaves dans un accès de colère sans la moindre conséquence pour l’assassin ; car le maître avait le droit de disposer de la vie de ses esclaves. De même, les Druides Gaulois n'éprouvaient pas le moindre scrupule quand ils brülaient leurs esclaves dans de grands mannequins d’osier pêle-mêle avec des animaux et des criminels et cela uniquement pour être agréables à leurs dieux (2). Malheureusement, l'esclavage a été la grande plaie sociale pendant toutes les phases de l'évolution de l'humanité jusqu'aux temps les plus modernes, avec la différence que dans les premières phases, l'esclavage était le résultat de l’état arriéré du sentiment humain et de l'absence du sentiment religieux, tandis que dans les sociétés bien organisées des xvirre et xix° siècles, les classes et-castes privilégiées étaient dressées à tyranniser et à opprimer les faibles, mais par contre elles s'aplatissaient devant les forts ou devant ceux qui leur étaient supérieurs dans la hiérarchie sociale, de manière que la servitude des petits reflète celle des grands, avec cette circonstance que tant chez les uns que chez les autres le penchant à l'obéissance aveugle aux supérieurs s’est développé graduellement, s’est incrusté dans le cerveau de tout un peuple et s’est transmis ensuite aux descendants par la voie héréditaire.

… r. Tacite De Germania XXV.

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