‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 20 sur 342 · Jules Cesar De bello Gallico XVI · texte numérisé non relu

Jules Cesar De bello Gallico XVI

D'un autre côté, on rencontre en Europe des peuples qui au cours des derniers siècles se sont affranchis de cette mentalité servile et se sont organisés d’après les principes de liberté et d'égalité. Nous tenons encore à mettre en relief un fait caractéristique de l’homme de la période de la morale sauvage: c’est son attachement profond au sol où ilest né et a grandi. On dirait mème que l’amour du sol occupé par un groupe ethnique est accompagné généralement d'une haïne de l'étranger ou des groupes rivaux. |

Grâce à l'influence de l’'émigration de nouvelles races de l’Asie Mineure en Europe, aux progrès de la navigation par les Phéniciens et à l’établissement de communications fréquentes entre les peuples d’Asie et d'Afrique, plus avancés en culture, et les peuples indigènes de l'Europe, ceux-ci se sont définitivement dégagés de la sauvagerie, ayant renoncé à l’anthropophagie. Les sociétés se sont organisées sur une nouvelle base, dans les formes monarchiques, constituant des petits Etats avec des lois codifiées et des préceptes de morale bien définis. La Phénicie, la Grèce et Rome ont constitué les premiers foyers de civilisation européenne, tant au point de vue matériel, qu'intellectuel et moral.

Les renseignements fournis d’un côté par les historiens grecs tels qu'Hérodote et Diodore de Sicile (1) et de l’autre, par les inscriptions sur les- papyrus, les

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