BOBALILLA COMMISSAIRE ROYAT, ARRÊTE COLOMB
ses honneurs ; loin de là, ils nommèrent à sa place Ovando qui partit pour l'Amérique avec une flotte magnifique de trente vaisseaux.
Bien qu'on ne puisse nier l'ingratitude dont firent preuve les rois catholiques envers l’homme qui s’efforça d'augmenter la prospérité matérielle et morale de la nation espagnole, en l’empêchant de mener à bonne fin son entreprise et en restrelgnant les concessions qui luï avaient été accordées avantsa première expédition, on ne peut s ‘empêcher de reconnaître la part qu a eue Colomb lui-même dans ses propres malheurs.
Colomb avait bien les grandes qualités requises pour inspirer confiance dans ses projets aux personnes impartiales ; d’ aberd la conviction de l'existence d’un autre continent et la facilité de l’atteindre, ensuite l'enthousiasme qu'il ressentait pour l’exécution de ses pro— jets ; mais 1l lui manquait en premier lieu les qualités nécèssaires pour organiser un pays sauvage et d'autre part il ne sut pas faire comprendre au roi et au gouvernement les avantages plus réels que l'or qu'on pourrait retirer de colonies aussi fertiles par des ti vaux de‘défrichement et par la culture du blé et d autres e
céréales, de même que celle de la vigne et de ja canne à sucre. Bien qu'il ait fait de petits essais dans ce sens, il lui manquait des bras pour réaliser ses projets ; car . les indigènes n'étaient pas hâbitués au travail et les aventuriers espagnols qui arrivèrent en certain nombre 42% n'avaient d’autres aspirations que de recueillir des : 5
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