ET LE RENVOIE ENCHAINÉ EN ESPAGNE
richesses sans travail. Æn second lieu Colomb etait doué d’un esprit de mysticisme qui le privait du sens pratique ; c’est ainsi qu'il croyait avoir reçu une mission du ciel. Lui-même raconte avoir eu souvent des visions ;
‘al se plaisait fréquemment à prendre le costume monas-
tique ; chaque soir, il faisait entonner dans son bâtiment le Salve Regina. Son testament contenait des legs
ë pour fonder des chapelles et faire dire des messes. Dans
une letire qu'il adressait à son fils Diego il lui recom-
mandait d'employer les richesses espérées à l'entretien
de quatre professeurs de théologie à Haïti, d’y construire un hôpital et une église à la Vierge iramaculée,
enfinde déposer à la Banque de Saint Georges à Gênes, «des fonds destinés. à une expédition en Terre Sainte. En
troisième lieu, Colomb, bien qu'il fût un esprit ingéuieux et amoureux de toute entreprise hardie, n'avait
pas une idée nette et claire des pays qu’il allait découvrir. Il partait d’une idée complètement erronée, ayant <uen vue les opulents royaumes décrits par Marco : Polo qu’il voulait atteindre par un chemin opposé. C’est pourquoi il se mit à la recherche du Cathay, si Magni-
fiquement décrit par Marco Polo et qui devait se trou-
É ver sur la route de l'ile de Cipango, aujourd’hui le Japon. Son désir de réaliser ses projets était tellement grand
qu'il refusa l offre du roi qui lui avait concédé à Haïti un domaine de vingt trois lieues de longueur et du
double en largeur avec le titre de due, parce que les”
soins réclamés par ce domaine l’auraient empêché de