‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 21 sur 342 · Diodore de Sicile, t. I;-p · texte numérisé non relu

Diodore de Sicile, t. I;-p

pyramides et les tombeaux des rois que les égyptologues ont déchiffrées récemment en toute connaissance de cause représentent des monuments historiques de premier ordre relativement à l’état d'évolution intellectuelle et religieuse de l'Egypte. Il en résulte que ce pays émerœea lentement d’une longue période de sauvagerie. La tradition raconte qu’Osiris déshabitua les hommes de l’anthropophagie après qu’'isis eut découvert usage du froment et de l'orge. C'est la bienfaisance d’Isis qui fonda la justice en donnant des lois sévères et en réprimant la violence par le châtiment.

Il en fut de même de l’état social et de la propriété privée. IL semble que le sol égyptien ait d’abord été possédé en commun, puisque selon Hérodote ce fut Sesostris qui procéda à un lotissement général, divisa la terre labourable en parcelles carrées, d’égales - dimensions et les répartit entre les individus au moyen d'une redevance annuelle (1). Quoi qu'il en soit, le gouvernement d'Egypte a été sûrement une monarchie type, d’abord purement théocratique ensuite combinée avec un régime de castes, le plus rigide qui ait jamais existé, comme toutes les sociétés humaines au moment de sortir de la sauvagerie. La base était constituée par la grande masse d'ouvriers travaillant pour tout le monde : au-dessus d’elle venait la classe des guerriers; plus haut, était placée la classe des prêtres et au som-

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