NOUVELLES EXPÉDITIONS DE3 PARTICULIERS
les îles longtemps après leur Ones “ee Colomb. | RPLITE
Après la mort de Colomb le roi die accorda à tous ceux qui voulaient tenter de nouvelles découvertes sans demander l'appui du gouvernement le droit de le faire librement, ce qui stimula l'esprit d’aventure ainsi que la cupidité de beaucoup d’Espagnols. Ce fut d’abord Alonso de Ojeda qui équipa des bâtiments pour aller à la recherche des perles dont l'amiral avait révélé l’existence. Ayant abordé à Xaragua il longea les côtes du Venezuela jusqu'au cap de la Vela.
Peu de jours après le départ d'Ojéda, ce fut Pierre Alonso Niño qui se mit en route; il côtoya d’ abord les pays dont se compose lourd hui la Colombie et recueillit une grande quantité d’or et de perles. Ensuite
ce fut Vincent Pinçon de Palos qui trouva le Brésil et explora quatre cents milles de côtes non encore aperçues; puis ayant vu le fleuve des Amazones descendre
avec assez d'impétuosité pour que ses eaux conser- .
vassent leur douceur à plusieurs milles en mer, il en
conclut que le continent traversé par ce fleuve devait ie
être très vaste.
Les premières découvertes de Colomb ne manquèrent pas d'attirer l'attention d’autres nations ayant des côtes sur l'Atlantique, telles que l'Angleterre et la France qui ne pouvaient faire autrement que de suivre l'exemple de l'Espagne. En effet, Henri VIII accueillit avec empressement le Vénitien Jean Cabot, pilote 3
d — LE PORTUGAL DEVIENT LE RIVAL DE L'ESPAGNE 593
grande réputation. Il lui fournit deux caravelles sur lesquelles il s'embarqua, en compagnie de son fils Sébastien. Ils reconnurent d’abord Terre- Neuve, puis touchèrent le Labrador le 4 juin 1497, c'est-à- -dire un an et six jours avant que Christophe Colomb n'’arrivât sur le continent. Cabot entreprit un second voyage en compagnie de Thomas Perte, au cours duquel il découvrit la baie d'Hudson.
Les Portugais, de leur côté, jaloux des découvertes de Colomb, chargèrent Pierre Alvarez de Cabral de. visiter les nouvelles contrées de l’Inde orientale, mais ‘6elui-ci, à mesure qu’il se rapprochait de état Voyait sa marche ralentie par la bonace de la mer de Guinée. Il prit alors le large pour se soustraire à son | influence, et rencontra une terre inconnue qu'il suivit quelque temps pour s'assurer que c'était un con- tinent. Ce pays si vaste avait été déjà exploré par l'ami- ral Pinzon qui lui avait donné le nom de Brésil.
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Bien que toutes les nations quis’adonnaient à la navigation se sentissent stimulées par l’initiative prise par F Espagne, aucune d’elles ne poussa aussi loin ce senti-
ment que le Portugal, qui ne tarda pas à devenir un rival
de l'Espagne, ce qui peut s "expliquer par le fait que les Portugais sont navigateurs par tempérament. Ils avaient É e 4 ; 38 ‘