LE PORTUGAL EXPLORE LES COTES D'AFRIQUE
mème devancé les Espagnols en 1446, époque à laquelle quelques particuliers de Lagos équipèrent six caravelles pour explorer la côte de Guinée. D’autre part, les habitants des îles Canaries, de Madère et des Açores avaient déjà trafiqué avec les Arabes de la côte africaine. Un célèbre prince et navigateur, Don Henri, avait
établi avec l’autorisation d'Alphonse V plusieurs colo-
nies aux Açores, devant servir d’avant-postes à la civilisation européenne en Afrique. C’est ainsi que la navigation entre le Portugal et ses colonies servit d'apprentissage et de préparation aux voyages d’exploration. En effet, à cette époque furent découvertes les iles de Fernando Poo, du Prince, de Saint-Thomas et d'Annobon, distantes d’un degré à peine de l’équateur.
A la mort d’Alphonse V, les Portugais connaissaient
déjà toute la côte de Guinée, ses îles, la baie de Bénin
et de Biafra jusqu'aux confins septentrionaux du
royaume du Congo. Jean IT donna une impulsion nou-
velle aux voyages et découvertes et développa beaucoup le commerce avec la Guinée. Il avait pour conseillers deux astronomes très réputés qui parvinrent à appliquer à la navigation l’astrolabe, instrument qui four- nit les moyens de reconnaître lalatitude par la hauteur du soleil. Le roi Don Juan avait fait construire une église et une forteresse à Mina, port de mer de la Gui-
née. La dernière découverte faite sous le règne de Don
Juan fut celle du cap Sainte-Catherine par Diego Cano qui arriva au fleuve Zaïre ou Congo. Ayant remonté le
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