‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 215 sur 342 · LE PEROU FEORISSANT PAR SON COMMERCE · texte numérisé non relu

LE PEROU FEORISSANT PAR SON COMMERCE

de richesses. Ces trois hommes se mirent d'accord

pour la réalisation d’une même entreprise. Ayant juré sur une hostie de partager leurs conquêtes, de ne manquer ni à la foi promise ni à la loyauté, ils se séparèrent, Pizarre mit à la voile sur un bâtiment ayant un équipage de cent douze hommes et se dirigea vers une région inconnue. Malheureusement, en abordant sur les côtes du Pérou, où il arriva dans la plus mauvaise saison, à l’époque des pluies, ‘il n'y trouva que des marécages et des forêts impénétrables. Malgré la résistance indomptable de Pizarre, après trois années de tentatives infructueuses, il se vit obligé de retourner à Panama où il fut reçu par des railleries de toutes sortes.

Mais Pizarre, loin de se décourager, s’embarqua de.

nouveau au Panama sur un navire se rendant au Pérou, 9° e . \ 0 ° ® e qu'il atteignit après vingt jours de navigation.

À son arrivée, il rencontra à sa grande surprise un

pays avancé en culture, où florissaient l’industrie et le commerce et où les champs étaient cultivés et les habitants policés. Il comprit bien qu’il n’était pas en possession de moyens lui permettant de conquérir un pays aussi bien organisé. Il retourna en Espagne où il réussit

à se procurer de l’argent, le gouvernement l’ayant même

nommé gouverneur et capitaine-général de tous les pays qu'il pourrait occuper sur une étendue de deux

cents lieues au sud du fleuve de Santiago. Luce même

lui fournit de sa bourse quelques sommes d’argent. L'alliance entre ces anciens associés fut renouvelée une

Page 1