‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 259 sur 342 · EN ANGLETERRE ET EN FRANCE AU XVII‘ SIÈCLE · texte numérisé non relu

EN ANGLETERRE ET EN FRANCE AU XVII‘ SIÈCLE

prédominance de l’une ou l’autre des trois facultés

intellectuelles : /a Mémoire, l'Imagination et la Raison,

A la Mémoire il rapporte l’histoire tant l’histoire naturelle, que l'histoire civile ; à l’Imagination il rapporte

da Poésie et les Beaux Arts. À la Raison il attribue /a philosophie qui embrasse à la fois la science et la nature

de Dieu et de l'homme. La seconde partie de l'ouvrage

est le novum Organum qui le distingue de l’ancien -Organum d’Aristote. Il se compose de deux livres dont le premier contient 130 aphorismes formant une étude critique dirigée contre les causes qui s'opposent à

d'établissement de la vraie méthode et au progrès des

sciences. L'auteur remarque avec raison que les habitudes courantes de l'antiquité et du moyen âge ont poussé les grands esprits à s’appliquer plutôt à la morale ct à la théologie qu’à la philosophie naturelle. C’est ainsi que les Universités se trouvant sous l’empire de

Aa tradition et de la routine, ont été hostiles à toute inno-

vation, ayant traité les innovateurs comme des esprits

«urbulents. À ces causes extérieures qui ont retardé

l'avancement des sciences, Bacon en ajoute d’autres tirées de la constitution même de l'esprit humain ; ce sont les causes d’erreurs qui agissent sur l'intelligence humaine ; 1l les dénomme idoles encensées par l'esprit

humain qui occupent la place de la vérité qui est le vrai

Dieu ; il admet quatre classes d’idoles ou d’erreurs : da première est commune à toute l'espèce humaine : c’est

le besoin d'unité et d'harmonie ; /a seconde est celle

Page 1