EN ANGLETERRE ET EN FRANCE AU XVII‘ SIÈCLE
prédominance de l’une ou l’autre des trois facultés
intellectuelles : /a Mémoire, l'Imagination et la Raison,
A la Mémoire il rapporte l’histoire tant l’histoire naturelle, que l'histoire civile ; à l’Imagination il rapporte
da Poésie et les Beaux Arts. À la Raison il attribue /a philosophie qui embrasse à la fois la science et la nature
de Dieu et de l'homme. La seconde partie de l'ouvrage
est le novum Organum qui le distingue de l’ancien -Organum d’Aristote. Il se compose de deux livres dont le premier contient 130 aphorismes formant une étude critique dirigée contre les causes qui s'opposent à
d'établissement de la vraie méthode et au progrès des
sciences. L'auteur remarque avec raison que les habitudes courantes de l'antiquité et du moyen âge ont poussé les grands esprits à s’appliquer plutôt à la morale ct à la théologie qu’à la philosophie naturelle. C’est ainsi que les Universités se trouvant sous l’empire de
Aa tradition et de la routine, ont été hostiles à toute inno-
vation, ayant traité les innovateurs comme des esprits
«urbulents. À ces causes extérieures qui ont retardé
l'avancement des sciences, Bacon en ajoute d’autres tirées de la constitution même de l'esprit humain ; ce sont les causes d’erreurs qui agissent sur l'intelligence humaine ; 1l les dénomme idoles encensées par l'esprit
humain qui occupent la place de la vérité qui est le vrai
Dieu ; il admet quatre classes d’idoles ou d’erreurs : da première est commune à toute l'espèce humaine : c’est
le besoin d'unité et d'harmonie ; /a seconde est celle