HOBBES DISCIPLE DE BACON SE FAIT
duc de Newcastle. Mêlé ensuite à des affaires politiques, il dut se réfugier en France. Là, il selia bientôt avec
les savants les plus en renom. En 1646, il publia son
traité Du Citoyen et ensuite son traité De la nature humaine. En 1651, fatigué del’exil qui lui était imposé, il se mit à écrire le Leviathan, sorte d’apologie du des-
potisme, où il s'applique à démontrer que la cité de. l'art estde beaucoup préférable à la cité de nature.Par
cet ouvrage, il attira l’attention de Cromwell. Aussi,en 5
1653, il rentra en Angleterre. Le Leviathan contient
toute la doctrine métaphysique de Hobbes, selon
laquelle rien n'existe si ce n’est la matière; l’âme est
donc matériellecommetoutes les substances. Toutes nos idées viennentde la sensation et notre volonté est toujours fatalement déterminée par des causes ou des tendances qui nous dominent. Il n’y a point de. justice absolue. Chacun ne consulte que son intérêt et sa pas-
sion, chacun croit avoir un droit égal sur tout ce qu'il
juge luiêétreavantageux. Hobbes reconnaît que l'exercice d'un pareil droit doit forcément engendrer la guerre; aussi l’état de guerre est-il, selon lui, l’état primitifet naturel de l’homme. Or, comme de Fes de tous, cet état de guerre continuelle au sein de la société est ce qu'il y a de plus contraire au bonheur et à
l'avantage de la société, il faut le faire cesser à tout
prix. De là donc,la nécessité d’un pouvoir qui empêche
l'exercice désastreux dece droit naturel de chacun, qui
fixe ce quiest juste et injuste, qui comprime les volon-
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