GASSENDI EST SENSUALISTE ET DKISTE
se refuse à admettre l'éternité de la matière et reconnaît
- dans la notion dutemps et del’espace les conditions néces-
saires de la création, dans laquelle il suppose l'existence
de deux principes, l’un matériel et l’autre efficient. Pour
le premier, il admet la théorie Epicurienne des { atomes ». En ce qui concerne le principe efficient, il se sépare nettement d'Epicure qui prétend que les agorégats d’atomes se maintiennent et sont disposés selon des lois déterminées. D’après lui, l’ordre des atomes révèle un ordonnateur libre, intelligent, puissant, qui. est Dieu, qu’il reconnait comme le créateur et le conservateur du monde en mêmetemps que comme la providence
de l’ordre dans la nature. De l’étude de Dieu, Gas-
sendi passe à l’étude de l'âme. Là, il cesse d’être sensualiste et empirique. Il accorde d’abord une âme aux animaux et aux plantes. Par contre il distingue dans
l’homme deux âmes : l’une, irraisonnable, l’autre raison.
nable. À l'âme irraisonnable il attribue la fantaisie, la. cogitation, la mémoire ; elle estle siège de la sensation, qui, en se modifiant, produit la diversité des connais-
sances. À l’âme raisonnable, il attribue l’entendement,
la force motrice et la volonté qui réside dans le cerveau.
Quant à la Morale, Gassendi se révèle nettement sensualiste en admettant que la fin de la vie, c’est le bonheur, et ne recommande la pratique du Ps que pour les avantages qu’elle nous procure, La vertu souveraine, c’est la prudence, et toute charité bien ordonnée commence par soi-même,