‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 270 sur 342 · LE DISCOURS DE LA MÉTHODE DE DESCARTES · texte numérisé non relu

LE DISCOURS DE LA MÉTHODE DE DESCARTES

cate, et il y mourut après quelques mois de séjour. La . doucéur du climat hollandais et la solitude dont jouissait Descartes dans ce pays furent très favorables à son œuvre, Il y réalisa ses gigantesques projets qui ne

visaient à rien moins qu’à la rénovation complète des.

connaissances humaines. [| commença par publier son Discours de la Méthode où il expose les règles pour bien conduire la raison et chercher la vérité dans les sciences. Ce discours était accompagné de la Diop-

trique, des Météores et de la Géométrie annoncées dans

l'ouvrage comme des essais de cette méthode. Ce livre écrit en langue française fit beaucoup pour la propagation de ses idées sous une torme très élégante dans une langue intelligible à tout le monde en même temps. qu'il éclairait les problèmes philosophiques les plus: ardus par la méthodes du raisonnement analytique. Par contre, il publia en latin d’abord les Principes

de philosophie où sont exposés par ordre les principes de sa métaphysique et de sa physique ; puisses

Méditations sur la première philosophie où il démontre

l'existence de Dieu et la distinctionentre les attributsde

l'âme et ceux du corps, tandis que son dernier ouvrage, Le Traité des passions de l'âme, est écrit en français. Après la mort de Descartes, furent publiés Le traité de:

l’homme et de la formation du fœtus, Les Règles pour. :

la direction de l'esprit et ses Lettres en trois volumes. in-quarto. Toutefois, bien que Descartes ait exposé son système philosophique en un grand nombre de volumes,

: CONTIENT LES PRINCIPES DE SA PHILOSOPHIE 68f

le Discours de la Méthode contient en germe tous les principes de sa philosophie. D'abord, il y indique que dans la voie qu’ila parcourue à travers les sciences il n'a trouvé qu’incertitude et contradiction sauf dans les

: mathématiques. Quant à la philosophie, les divergences

multiples d'opinion ont plutôt obscurei ce domaine et

il arrive à la conclusion que pour trouver un point fixe et inébranlable qui puisse servir de base solide à la philosophie ainsi qu'aux sciences, il faut d’abord nous & + débarrasser de toutes les opinions antérieurement reçues et ne conserver que celles dont la vérité aurait été.

suffisamment démontrée. Cependant le scepticisme de Descartes n’est qu ‘apparent ; il forme partie de sa méthode comme un moyen sûr pour arriver à la vérité.

Il ne doute pas pour douter, mais pour mettre la vérité :

à l’abri de tous les doutes. Quelle est donc cette vérité sur laquelle sera solidement fondé tout l'édifice de la

science ? C’est celle de notre propre existence, ou la . conscience du moi : le moi qui doute de toutes choses. Je

suis un être qui pense, donc je suis ; en d’autres termes, coguo ergo sum, est la formule célèbre donnée par

Descartes à la première vérité, sur laquelle il va faire reposer toutes les autres, car, je pense donc je suis

veut dire : Je suis une substance dont l'essence est de penser, mais ce qui pense, est l’âme, et c’est elle qui se connaît pensante. De même que l'essence de l'âme est la pensée, l'essence du gorps est l'étendue. Parmi

les pensées, il distingue celles qui sont de pures

RE

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