SYSTÈME PH:LOSOPHIQUE DE KANT
pense que la connaissance de Dieu est absolument interdite à la raison humaine, et s’il admet la preuve morale, il nous avertit que c’est uniquement pour Île besoin de la pratique.
Kant reconnaît dans l'esprit trois facultés : /a sensibilité, l'entendement, la raison. La sensibilité est passive : elle reçoit au moyen des affections et des sensations produites en nous par les objets, des infuitions où représentations. L'entendement est spontané ; il groupe et coordonne les matériaux fournis par les sens et la sensibilité. La raison est transcendentale, elle dégage les principes et pose les lois de la connaissance. Mais la raison pure qui nous suggère les idées du moi, du monde et de Dieu ne nous fournit pas le critérium de la certitude, car ces idées n’ont rien d’objectif, n'étant que relatives à la constitution de l’intelligence humaine. Ce n’est que la raison pratique qui est l'unique guide de la religion et de la morale.
Il n’y a pas de doute que Kant était un austère et un excellent moraliste. Il a toujours maintenu ses opinions sur la souveraineté de la raison et l’autonomie de la personnalité humaine, et s’il a fait des concessions à l’idée religieuse et aux principes déistes, il n’en fournit pas d'explications. A-t-il agi par conviction ou par sentiment philantropique ou bien par peur de blesser l'opinion orthodoxe ? Pour éclairer cette question, il convient de rappeler le fait suivant : Kant avait publié son Traité de critique de la raison pure, en 1781,
budia à l'Université de Kæœnigsberg, sous la direction
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