‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 33 sur 342 · A AU · texte numérisé non relu

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pendant un orand nombre d'années. Pour rétablir

l'ordre, les Athéniens avaient chargé un sage appelé Solon, de leur faire des lois (594). Solon, après de longs tàtonnements, réussit à imposer son autorité et à faire adopter les réformes suivantes : 1° il diminua la ours de la monnaie, ce qui permit aux débiteurs de s acquit

ter plus facilement; 2° il rendit les paysans proprié- |

taires de la terre qu'ils cultivaient ; dès lors, il y eut.

dé

EX

en Aitique plus de petits propriétaires que dans aucun ee

autre pays grec ; 9° il partageatousles citoyens en quatre

catégories suivant leurs revenus ; chacun devait payer. |

l'impôt et rendre le service militaire en proportion de sa fortune : les pauvres étaient exempts d'impôt « et- du service militaire. Pour relever la classe opprimée, al

dicta une loi rendant la liberté à tous ceux que

la misère avait réduits à lesclavage et supprimant les

droits du créancier sur la personne du débiteur ; ensuite |

il proclama une amnistie générale, à l'exception des …

criminels accusés d’attentats contre la personne et la

ce

propriété. En même temps, il établit le cens, créant, comme il est dit plus haut, quatre classes de contributions selon la fortune foncière et mobilière de chacun.

En même temps, Solon organisa la justice sur une base solide qui conciliait le droit des citoyens et les inté-

rêts publics. Toutefois, nous devons ajouter qu'avant l'arrivée au pouvoir de Solon, le chef du parti démocras tique appelé Clisthème avait déjà réussi à faire une

révolution profonde dans le gouvernement de l'Etat. Il

y avait alors beaucoup d’étrangers établis en Attique ; c’étaient surtout des marins et des marchands qui habi-. taient au Pirée près du port. Clisthène leur donna le

droit de citoyen et en fit les égaux des anciens habi-

tants. Il y eut dès lors dans la cité deux populations

côte à côte, les gens de l'Attique et les gens du Pirée ; les premiers ressemblaient dans leur physionomie et

dans leur mentalité aux autres Grecs, tandis que les

derniers avaient plutôt l'apparence d’Asiatiques. Mal-

gré l’organisation démocratique du peuple athénien, instituée par Solon, la Société d’Athènes se composait

encore aù v° siècle avart Jésus-Christ de trois classes sociales distinctes : les citoyens, les étrangers et les esclaves. ; - Les Citoyens. — « Pour être citoyen d'Athènes, il faut être fils d’un citoyen et d’une citoyenne. Arrivé à l’âge d'homme, vers dix-huit ans, le” jeune Aihénien

paraît devant le peuple assemblé, il reçoit les armes

qu’il va porter et prête un serment : « Je jure, dit-il,

de ne pas déshonorer ces armes sacrées, de ne pas quitter mon poste, d’obéir aux magistrats et aux lois,

d’honorer la religion de ma patrie. » Il devient à la fois

citoyen et soldat. Désormais, il doit le service militaire

jusqu’à l’âge de soixante ans ; en revanche, il a le droit de siéger dans l’assemblée : de remplir les fonctions

de l'Etat. Quelquefois, le peuple d'Athènes consentait à faire citoyen un homme qui n'etait pas fils de citoyen. Pour cela il fallait avoir grand mérite ou grande de Encore ne suflisait-il pas que l'assemblée eût voté l’admission de l'étranger; il était nécessaire que neufJours après, dans une seconde assemblée, 6 .000 citoyens-au moins votassent pour lui au scrutin secret.

Les Etrangers. — On les appelait métèques. Pour

devenir citoyen d'Athènes il ne suffisait pas d’être né

sur le territoire, il fallait être fils de citoyen. Des étrangers avaient beau résider en Attique pendant plusieurs générations, leur famille ne devenait pas athénienne, Les métèques ne pouvaient donc ni prendre part au gouvernement ni épouser une citoyenne, ni acquérir un domaine. Mais ils étaient libres de leur personne, ils avaient le droit de naviguer, de faire la

banque et le commerce, à condition de prendre un

patron pour les représenter en justice . Il y avait à Athènes plus de 10.000 familles de méteqUes, la plupart banquiers ou marchands.

Les esclaves. — Ceux-ci formaient la grande majo -

rité. Il n’y avait pas d'homme même pauvre, qui n'eut

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