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vos femmes aussi deviendront veuves et vos enfants orphelins. » (Exode, XXII, 22, 23, 24.)
La vie humaine est mieux protégée que la propriété.
Iln’y a pas de compensation pécuniaire possible pour
l'homicide ni pour le faux témoignage. La peine di
talion fut miseen vigueur.
Cependant, on trouve dans l’histoire du peuple d'Is-
raël des habitudes et des lois qui portent le cachet de
la barbarie au point de rappeler l'époque où l'humanité était à l’état sauvage; tels étaient les sacrifices humains auxquels furent substitués plus tard les sacrifices d’animaux. La Bible elle-même renferme plusieurs exemples | de ce genre : Abraham voulut immoler son fils Isaac ; Jephté était sur le point de sacrifier sa fille pour accomplir un vœu. Sous ce rapport, le peuple d'Israël ressemblait à d’autres peuples primitifs qui pratiquaient l'usage des sacrifices, offrant à leurs dieux, ‘un être ou une chose qui leur était cher, soit comme victime expiatoire, soit comme hommage de gratitude, ce qui prouve bien que l’évolution des mœurs d’un peuple, de mêmeque sa mentalité, a été toujours très lente, celui-ci ayant eu souvent besoin de siècles pour sortir de l’ornière de la routine, et les lois les plus sages et les plus rationnelles, si sévères fussent-elles ont toujours été impuissantes à introduire un changement rapide dansla manière de penser et de sentir d’une collectivité humaine. D'ailleurs, dit Letourneau, il est à remarquer que bien longtemps après l’accomplissement d’une évolution
profonde dans les mœurs d’un peuple, on retrouve sans peine chez nombre d’individus lempreinte mentale des phases sociales du passé ; car ce n’est qu’une élite
souvent très restreinte, qui est capable de s’élever plus
ou moins rapidement à un niveau supérieur de culture.
En effet, les Israélites, après la conquête de la terre
promise, et leur contact fréquent avec les peuples idolâtres, tels que les Moabites et les Philistins, ne pouvaient résister à la tentation de retomber dans l’idolàtrie. Ce n’est qu'à l’arrivée au pouvoir de Samuel, le dernier juge, qué fut rétabli dans toute sa pureté le
< culte national parmi les différentes tribus d'Israël.
Le roi Salomon, réussit à consolider les conquêtes de son père et à établir son royaume sur des bases solides, par les alliances qu’il forma avec les tribus voisines, par les grandes facilités qu'il donna au commerce et à l’agriculture et par la protection qu’il accorda aux
‘arts et à la poésie. Cependant l’idolâtrie avait pénétré
dans son palais, grâce au luxe oriental qu'il avait introduit à la cour et au grand nombre de femmes
étrangères qu'il fit venir dans son harem, Celles-ci
importèrent les idoles de leur pays en l’honneur des-
quelles Salomon fit bâtir des sanctuaires, ce qui contri-
bua à’affaiblir la foi d’un grand nombre de ses sujets
* et à fomenter des discordes entre les différentes tribus.
En effet, après la mort de Salomon, il y eut une
séparation complète entre les tribus, et deux royaumes
distincts se formèrent qui se firent la guerre pendant
DU MONOTHEISME 473
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plusieurs siècles et finirent par s’épuiser mutuellement. IL en résulta que tous les progrès réalisés sous lhégémonie de David et de Salomon s’évanouirent peu à peu et que la culture perdit graduellement son éclat. Le gou- vernement revêtit bientôt une forme despotique et le culte religieux prit un caractère idolâtre à l’égal de celui des petits royaumes voisins où chacun adorait les dieux particuliers de son peuple, devenus les dieux protecteurs du pays, dieux nationaux, auxquels étaient dus toutes les victoires sur les ennemis et tous les avantages acquis dans la vie publique et privée. Jéhovah fut ainsi adoré sous des images multiples, d’abord sous
la forme d’un aérolithe puis sous une forme animale. À Jérusalem, c'était le serpent d’airain et à Ephraim
un jeune taureau d’or. L’éphod était une petite statue informe, plaquée d’or, représentant Dieu sous la forme humaine avec une poche dans laquelle se trouvaient deux boules de couleur différente, dont l’une représen-
sf
tait oui et l’autre non. Lorsque l’oracle (Urim et
Thummim) était consulté, les prêtres tiraient une boule et proclamaient la réponse divine. Le tabernacle sorte de petite chapelle en peau de bête, ou en tapis, ou en pierre, abritait ce précieux simulacre.
La consultation de l’éphod avait son prix. L’arche
était un colfret en bois dans lequel était exposée l'aérolithe divin. On promenait souvent l’arche de Jéhovah au milieu de l’armée pendant la bataille, dans la croyance que la présence de Dieu déciderait de la victoire ;
mais il arrivait quelquefois que l’armée était battue
tout de même et que les ennemis s’emparaient de
l'arche du dieu vaincu.
Toutefois, au milieu de cette anarchie sociale, politique et morale pendant les 1x° et viri® siècles avant Jésus-Christ, il se trouva quelques hommes de cœur et de courage qui se pénétrèrent de la gravité de la situation de leur pays, ayant compris qu'un peuple sans un idéal qui fixât son avenir, avait perdu sa force morale et sa raison d’être, et était par conséquent destiné à périr. Ces hommes, ce furent les prophètes, sortes de tribuns populaires en même temps qu'hommes religieux, qui défendaient les intérêts matériels des classes opprimées contre les riches et les puissants, en même temps que les vérités religieuses contenues dans le Décalogue ; ils protestèrent surtout contre les injustices du gouver-
nement et de ses complices et contre les classes riches
qui exploitaient les classes laborieuses et abusaient des pauvres.
Nous tenons à constater que ces prophètes, en dehors d'Isaïe et de Jérémie qui se distinguaient par une grande intelligence associée à une haute culture de sentiments, ont été généralement dépourvus de culture intellectuelle. Toutefois, ils étaient doués de sentiments altruistes en même temps que religieux, d’un esprit d'intuition associé à une imagination exubérante, qui les mettait ‘en état de prévoir les destinées de leur
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nation, sous l'influence de l'inspiration. Ils disaient être envoyés par Dieu pour sauver leur peuple de
-l’abime de malheurs qui s’ouvrait devant lui. Grâce
à leurs hautes qualités morales, ils réussirent à exercer une influence considérable, non seulement sur les masses populaires, mais aussi sur les classes éclairées de leurnation. C’est ainsi que lorsque le prophète Amos annonçait la chute prochaine du Royaume d’ Ephraim malgré la victoire obtenue par leroi Jéroboam {I sur Moab, Damas, Edom et Tyr, les prètres le
dénonçaient au roi en demandant son expulsion. Amos répondait : « Je ne suis niprophète, ni fils de prophète ;
je ne suis qu’un bergerqui se nourrit de figues sauva— ges, mais Jéhovah m'a pris auprès de mesbrebis etm a dit : « Va prophétiser à mon peuple d'Israël. Car quand le Seigneur l’ordonne il faut que le prophète parle, en dépit de qui lui ferme la bouche : Quand le lion rugit, qui ne tremblerait ? Quant CRE parle, qui ne prophétiserait ?... » HE:
Puis il s'adresse aux prêtres en leur disant : « Toutes vos fêtes, Jéhovah les haït, les méprise. Que lui font vos tributs de veaux gras ? Loin de moi le bruit de vos cantiques ; que je n’entende plus le son de vos lyres. Mais que le bon droit jaillisse telle l'eau de la justice, comme une source intarissable ».
Osée, également prophète, postérieur de quelques années à Amos, non moins préoccupé du manque de justice sociale des classes dirigeantes de son peuple
l'amour de Dieu et dans l’oubli du pacte conclu entre Lui et son peuple, et ne fait qu’exhorter Israël à retourner vers Jéhovah, son seul sauveur. « Qu’ils cherchent
le Seigneur, il en° est temps encore, Il viendra leur apprendre la justice. Ils ont semé le mal et récolté
nr justice et ils récolteront la grâce ; car ce qui n’est point . = = fondé sur la justice doit périr, et comme Jéhovah a 76 LS révélé la justice à Israël, Israël doit réaliser la justice. »
__- par les prophètes au peuple d'Israël, lui faisant entre-
voir quel serait son sort s’il persistait à violer la jus-
- tice, on ne peut s empêcher d’admirer la profondeur du sentiment religieux qui les anime de même que la hauteur morale de leurs vues puisqu'ils considèrent la
société qui n’est pas fondée sur la justice est con-
- damnée à périr », est une vérité éternelle confirmée par l’histoire à travers les siècles de lutte entre les nations et leurs oppresseurs.
__. Le royaume d’ Ephraïm. fut démembré par fe roi d’As- : syrie et la plus grande partie de la population fut s faite prisonnière’ et conduite à Ninive.
F Les mêmes causes qui avaient produit la chute de
l'abandon des lois religieuses et morales du Décalogue, L Li
cherche plutôt l'origine de ce mal dans l'absence de
ee l'iniquité ; qu'ils fassent à présent des semailles de
En examinant de près les exhortations adressées
er justice comme représentant l'équilibre social de toute collectivité. En effet, la sentence des prophètes : « Une
= Samarie, capitale du royaume d'Ephraiïm, à savoir
le manque de justice sociale chez les classes dirigeantes, l’impureté des mœurs, l’orgueil, l’égoisme des riches
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et l'oppression des classes pauvres, ont inspiré les pro-
phètes Isaïe et Jérémie lorsqu'ils annoncèrent l'inévi- ‘table châtiment suspendu sur la-tête du peuple de Juda.
Isaïe, dans ses avertissements à son peuple, s’est élevé de toutes ses forces contre l'avidité des riches, contre l’iniquité des juges et. comité le vide du culte,
-« Malheur à ceux, dit-il, qui rendent des arrêts iniques, ‘aux greffiers qui écrivent des sentences injustes, chas-
sant les pauvres du tribunal et privant de leurs droits les faibles de mon peuple ». Et continuant à parler au nom de Jéhovah, il blâme en termes très acerbes le culte extérieur du temple. « Je suis rassasié des holocaustes, des béliers et des graisses de veau; vos parfums me font horreur ; ne continuez pas à m'apporter vos vaines offrandes ; j'en suis las ; quand vous. tendez vos mains vers moi, je voile mes yeux, car vos
“mains sont souillées de sang. Lavez-vous, purifiez-vous.
Cessez de faire le mal ; apprenez à faire le bien ; cherchez la justice ». C’est toujours le même cri qui sort de la bouche des prophètes, ceux-ci considèrent la pratique de la justice comme la loi sociale suprême et sa
violation comme un crime de lèse-humanité.
Par bonheur, les enseignements d'Isaie réussirent à entraîner la classe sacerdotale dans le mouvement prophétique, ce qui contribua à élever le niveau intel-
lectuel et moral de la nation et la paix intérieure fut
rétablie sous le roi Ezéchias sur la base d’une politique sage et de principes d'équité et de justice, associés à l’ancien idéal religieux.
Néanmoins, la Palestine restait toujours exposée à l'ambition des nations voisines et rivales, l'Egypte et l’Assyrie, avec la circonstance aggravante que la
terre de Juda était la route entre les deux pays par où devaient passer les armées ennemies. En effet, les
- Assyriens entrèrent en Palestine et assiégèrent Jérusalem. Ce n’est que grâce à une épidémie de peste qui éclata dans le camp des assiégeants, qu’ils furent obli. gés de lever le siège et de quitter la Palestine. Malheureusement, le triomphe du prophétisme n’eut pas le temps de se consolider, car à la mort du roi Ezéchias en 996, sa succession revint à un enfant de douze ans : la régence, qui se prolongea, fut cause de l’oubli des enseignements des prophètes, et Jérusalem devint le centrè des cultes étrangers, des idolâtres et des thaumaturges, Les mœurs se relächèrent de nouveau et les riches ne pensèrent qu'aux plaisirs mondains et à exploiter les classes laborieuses. A la suite de cette anarchie sociale, iln’en fallait pas beaucoup pour qu'il se produisit un bouleversement complet des conditions d’existence du royaume de Juda. Heureusement, avec la mort du roi Manassé et l’arrivée au pouvoir d’Osias, âgé de vingt-deux ans, un mouvement de réaction s’accentua en faveur d’une politique rationnelle, grâce à l’influence du prophète Jérémie qui se présentait au
ns
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même titre qu'Isaiecomme réformateur de la vie morale, sociale et politique de son peuple. Mais, après le grand duel entre l'Egypte et la Babylonie, la Palestine tomba
entre les mains ‘de Nabuchodonosor, roi de Babylone,
qui s'empara de Jérusalem et de ses trésors, incendia la ville et le temple et fit prisonniers le roi, l’armée et les hommes les plus notables qu’il emmena en captivité à Babylone (558 av. J.-C.), 133 ans après la
chute de Samarie, capitale du royaume d'Ephraim.
Cependant, Nabuchodonosor, après la prise de Jérusalem, devint doux et humain envers les Israëlites et leur accorda une certaine autonomie administrative. Il leur permit d'élire leurs propres juges, Îles autorisa à acquérir des terres et les admit aux emplois publics. Tobie fut pourvoyeur des rois. Les enfants des principales familles israélites étaient slevés à la Cour et instruits dans les sciences et les arts. 7
Il convient de rappeler que la Chaldée a L été de très bonne heure, peut-être avant l'Egypte, habitée par des - peuples civilisés et qu’elle "possédait des villes nombreuses tandis que les Assyriens vivaient encore obscurs dans leurs montagnes. En effet, la Chaldée, étant une plaine immense formée d’une terre grasse et arrosée par des canaux provenant de l’Euphrate et du. Tigre, était extrêmement fertile, et ses habitants, très pacifiques, se consacraient exclusivement à l’agricul-
ture, tandis que les Assyriens étaient une race de chasseurs et de guerriers fourbes et sanguinaires
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Pendant six siècles ils ont dominé l'Asie, après avoir conquis les pays voisins d’où ils ramenaient avec eux des peuples entiers en esclavage. C’est leur férocité qui les conduisait à faire la guerre pour le plaisir de massacrer, de ravager et de piller. À partir du 1x° siècle
les Assyriens soumirent en les ravageant les Babylo-
niens, les Hébreux, et même les Egyptiens. :
Cependant, les vaineus finirent par se Lévolien, les D s'étant unis avec les Mèdes, renversèrent l'Empire des Assyriens et détruisirent leur capitale,
Ninive. C'est ainsi que se fonda l'empire chaldéen dont le roi le plus puissant, Nabuchodonosor, fit de Babylone sa capitale, et y fit construire beaucoup de
temples et de palais (1). Toutefois, selon la description d’Hérodote qui avait visité Babylone au v° siècle avant Jésus-Christ, Babylone était moins une ville qu’un camp retranché ; elle était entourée d’une
enceinte carrée coupée par l’Euphrate; elle couvrait
513 kilomètres carrés. Cet espace immense n’était pas garni de maisons ; il y avait beaucoup de champs cultivés pour nourrir les habitants en cas de siège.
Les murailles garnies de tours et traversées par
cent portes d’airain étaient assez épaisses pour per-
mettre à un char de circuler au-dessus. Autour de
Penceinte, il y avait un fossé large, profond, plein
1. Hisière de la Civilisation, par Charles Seignobos, 1°° vol. p. 52
et 53, Paris, G. Masson, 1885.
ne.”
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. d’eau, avec des rebords revêtus de briques, car la
plaine de l'Euphrate ne fournit pas de pierres, tandis que le sol argileux fournissait la matière des briques qu’on faisait ensuite cuire au four. Les maisons de la ville avaient trois et quatre étages. Les rues se coupaient à angle droit ; parmi les monuments les plus remarquables il y avait le pont et les quais de l'Euphrate, le palais fortifié et surtout les ardins sus-
pendus. C’étaient des terrasses plantées d’arbres supportés par des piliers et des voûtes et rangées”
l'une derrière l’autre en étages. Ce genre de construction qui fut considéré comme une des sept merveilles du monde, Hérodote l’attribue à la reine
Sémiramis, mais il est bon de remarquer qu'Hérodote
vécut au vi siècle avant Jésus-Christ, époque à laquelle la culture chaldéenne était plus avancée qu’à l’époque de Sémiramis et qu’il règne la plus grande incertitude tant au sujet de son histoire que de l'époque à laquelle cette reine aurait vécu.
: Ce qui est certain, c’est qu’au vi°siècle avant Jésus- Christ Le peuple chaldéen représentait la culturela plus
avancée de l’époque, si l’on en juge par les documents
découverts dernièrement dans les fouilles pratiquées
par des savants orientalistes anglais, français et alle-. mands, qui ont su déchiffrer les inscriptions sur briques en écriture cunéiforme. On a pu admirer parmi
les objets découverts à la suite de ces fouilles, la sculpture taillée sur de grandes plaques d'albâtre et des
Nb AN VÉE 7
FM
bas-reliefs semblables à des tableaux, représentant des
- batailles, des chasses, des sièges de villes et des céré- | ne
monies au palais. ÈS
Cependant, l'Empire babylonien fut de courte durée, -
car, ayant été fondé en 625, il fut détruit par les Perses en 538 sous le règne de Cyrus. |
IT
Le traitement bienveillant accordé par Nabucho- __ donosor aux Israélites vivant en captivité à Babylone, permit aux prophètes restés à Jérusalem et ceux mêmes qui allérent en exil dé faire tous leurs efforts % pour maintenir vivantes l’ardeur nationale et la foi reli-
gieuse de leurs coreligionnaires de Babylone, en promettant le prochain retour des exilés dans les cités saintes. Ée Me Jérémie, qui était resté à Jérusalem, eut le courage . de conseiller à son peuple d’accepter sincèrement une *e | soumission complète à Babylone, delaisser au temps le 1 soin de guérir les blessures, de se recueillir et de se - reconstituer sur une nouvelle base. Il jugeait qu'il onement
© É PES prophétique, loin des ambitions mondaines et politi- Ke
fallait une race nouvelle imbue de l’ensei
ques, pour produire une génération inspirée des enseignements mosaïques et des livres de la loi de Jéhovah. » © = D'autre part, Ezéchiel, également prophète, se trou-