‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 42 sur 342 · PRESSE MP AUS PEN 2 TEEN SUR ERP VEN ES · texte numérisé non relu

PRESSE MP AUS PEN 2 TEEN SUR ERP VEN ES

2 Les Pharisiens, n'ayant pas de grands besoins 2 matériels, et s'inspirant d'un idéal supérieur, se consi- ; déraient comme les vrais héritiers des anciennes vertus bibliques, comme les seuls gardiens de la loi mosaïque et de l’esprit national. avec toute son intransigeance..

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3 Les Esséniens, sorte de rêveurs, d'illuminés, vivant. : dans la prière et menant une vie ascétique. D’après la | description de l'historien Flavius Josèphe, ils croyaient à l’immortalité de l’âme, et estimaient qu'on doit travailler de tout son pouvoir pour pratiquer la justice ; leurs mœurs étaient irréprochables et leur seule occupation

commun, sans que le riche y eût plus de part que le pauvre. leur nombre était de plus de quatre mille ; ils n'avaient ni femmes ni serviteurs, parce qu'ils estimaient que la = femme ne contribue pas au repos de la vie. Quant aux

serviteurs; C’est offenser la nature, qui rend tous les hommes égaux, que de vouloir les assujettir. ee. Chacun de cestrois partis représentait une classe

organisée qui se différenciait des autres par une mentalité distincte et par une conception distincte de la vie

et de ses fins.

Lo Les Zélotes ou Sicaires qui représentaient la grande masse populaire, sans organisation ni idéal ; c’étaient des gens sans travail et sans occupation, un ramassis d’aventuriers, de mendiants et de fauteurs de désordre, disposés à se mettre sous les ordres des chefs du parti fanatique, qui poursuivaient en secret

Ja réalisation de leurs vieux rêves messianiques.

Nous tenons à rappeler que la société juive d’alors

était divisée en deux camps opposés ayant pour chefs

de doctrine : Æillel et Chammai, qui vivaient à l'époque hérodienne. Hillel, de caractère bienveillant et doux, interprétait la loi mosaïque d’une manière très large conseillant la paix et la soumission résignée à la domination romaine, tandis que Chammai, d’un caractère

inflexible et violent, conseillait la résistance et la révolte dans l'espoir de l’arrivée prochaine du Messie

qui lui donnerait la victoire.

. Etant donné l’état d'âme du peuple juif poussé d'un

côté à l’exaspération par l’iniquité des classes dirigeantes, :

et de l’autre par le parti démocratique fanatisé par les livres des prophètes qui circulaient de tous côtés, prédisant l'avènement du Messie qui devait apparaitre au milieu des nuées dans les cieux entr'ouverts parmi la foudre et qui détruirait l'empire des paiens et rétablirait le royaume juif, le sentiment de révolte s’accentuait tous les jours davantage dans,le parti démocratique contre les romains. Ce fut surtout le rencensement ordonné par Quirinus qui réveilla l’espritde méconten-

198 LES JUIFS INAUGURATEURS

tement et produisit un mouvement de résistance contre la dominätion romaine. Le premier mouvement commença dansles provinces du nord où Juda le Gaulonite, à

la tête d’une secte nombreuse,refusa l’impôt. Bien quele

procurateur romain eût écrasé la sédition du Gaulonite, l’école subsista et conserva ses chefs, et la Galilée continua à être une vaste fournaise où s ’agitaient les éléments les plus divers. L'indépendance nationale et. l’attente du Messie faisaient travailler toutes les têtes et la répression féroce des procurateurs romains fut la cause du mouvement général des juifs contre les aigles romaines en 66. Malgré les grands moyens et l’armée puissante dont disposait Rome, Jérusalem ne succomba qu’en 70, après une défense et des combats héroïques, et seulement après avoir souffert toutes les horreurs de la famine. |

Cependant, après la prise de Jérusalem et la destruction du temple par Titus, le parti démocratique et croyant ne se tint pas pour vaincu. Epuisé moralement et physiquement, il se vit obligé de se résigner, mais il guetta le moment où les Romains se trouvaient engagés dans une guerre avec les Parthes dans la haute Asie. Alors les Juifs de Cyrène, de Chypre, d'Egypte et de Mésopotamie prirent simultanément les armes et attaquèrent les Grecs et les Romains. Bien que ce soulèvement eût été subjugué d’une manière brutale, après deux années de lutte suivie (115-117), les juifs de Jérusalem, en 132, sous leur

è MONOTHÉISME.

chef Bar ubr rent à us tour une tentative insen” sée d’ affranchissement. Ce fut une lutte acharnée, : désespérée et. plus sanglante qu au temps des Vespa-

ee siens. Il fallut trois ans de guerre, cinquante combats

et autant de sièges, une armée haidable. les meilleurs généraux. de l'Empire ‘et la présence de l’empereur

Adrien lui-même pour vaincre le reste de ce petit peuple Le

. fanatisé qui finit par succomber sous les murs en. e ruines de Bethara, dernière citadelle de la nationalité Ji où plus de 600 mille hommes succombèrent après une farouche résistance. Fe. |

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