Aristote, Politique, Liv. I, chap. V, p
Pompée cinq, Antoine quatre. La fille de Cicéron eut trois maris ; Auguste, voulant épouser Livie, força son
mari à la ne En ce qui concerne l’infanticide et l’avortement, en
. Grèce, l’infanticide était si commun que Polybe lui
attribuait la dépopulation des villes et des campagnes. Il est bien connu qu’à Sparte le nouveau-né était apporté par son père aux anciens qui, s’il était bien conformé, lui reconnaissaient le droit de vivre et lui assignaient
un lot de terre; dans le cas contraire, on le jetait dans
une fondrière appelée les Apothètes.
Aristote veut que l’on n’élève pas les enfants diflormes, que l’on réglemente la natalité, que l’on fasse au besoin avorter les femmes, « avant que leur fruit ait donné signe de vie ». |
À Rome, des enfants étaient couramment exposés au pied d’une colonne, près du Vélabrum. Là des trafiquants les recueillaient pour en faire des esclaves ou des prostituées. ;
Sous Constantin, diverses lois protectrices furent promulguées. En 322, une loi décide que les enfants de
parents trop pauvres pour les élever, seront nourris et
habillés aux frais de l'Etat ; en 330 une autre loi rend propriétaire de l’enfant celui qui l’aura sauvé ; en 329, une loi autorise le père à reprendre l'enfant, non exposé, mais vendu, moyennant remboursement, mais une autre loi païenne permet au père de reprendre quand
.même l'enfant moyennant seulement indemnité.
Une autre loi de Constantin assimila au parricide l’in- 4 fanticide. D’un autre côté, l'avortement était non seu- : + lement toléré par la loi, mais même encouragé par les cercles élevés de la société gréco-romaine. Aristote conseillait sans hésiter l'avortement comme une mesure légale en cas de surcroît de population. A Rome c'était
‘une pratique courante, au point d’être exploitée par
quelques professionnels. Ce n’est qu’au temps d'Ovide
que se manifesta un blâme contre ces procédés inhumains. Cet auteur dit que toute femme qui meurt à la suite d’un avortement a bien mérité son sort.
Le phénomène social qui révèle le plus clairement la lenteur du développement du sens moral dans lPhumanité, c’est la survivance de l'esclavage parmiles nations civilisées de l’Europe. Et pourtant, on doit considérer l'esclavage comme un grand progrès sur le canniba-
lisme qu’il remplaça, ce dernier ayant été la complète assimilation de l’homme vaincu au gibier que l’on traque dans les forêts, que l’on dépèce et que lon dévore. <
En effet, après la première phase de cette période, le vainqueur considérait toujours le vaincu comme sa
propriété, mais le conservait, soit pour l'utiliser dans ses travaux comme un animal domestique ou pourle vendre selon ses convenances. En général, l’esclave était le produit du butin des tribus victorieuses. te.
En Grèce, la conquête, surtout la conquête dorienne, À créa des populations d'esclaves; tels furent les Ilotes de à
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Sparte, les Périoeciens de Crète (habitants de la banlieue), les Pénestes thessaliens. Bien qu’à Athènes les
esclaves fussent traités plus humainement, même avec une bonté relative, légalement l’esclave était une pro-
priété vivante, suivant le mot de Platon, ou un outil vivant, selon Aristote. Ce fut notamment à Sparte que l'esclave fut considéré comme du bétail. Les Spartiates décimaient les Ilotes par simple mesure de précaution; leurs jeunes gens s’exerçaient sur eux à l’homicide guerrier. Aristote dans sa Politique (1), admet comme principe « que les êtres aussi différents entre
eux que l’âme l’est du corps, l’homme de l'animal, sont
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esclaves par nature, et il est bien pour eux qu'ils soient “esclaves.
Pour Rome, étant donnée la multiplication de ses conquêtes, l'esclavage constitua une source de richesse. Au début, le nombre d'esclaves fut assez restreint chez les Romains. Les propriétaires avaient générale-
ment un ou deux esclaves pour les aider dans les tra-
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vaux agricoles. Au fur et à mesure qu’augmentaient les conquêtes et la piraterie, un flot d'esclaves se déversa sur l'Italie. L'ile de Délos fut un grand centre de commerce d’esclaves qui se chiffraient par milliers (2). Sur le continent, les prisonniers de guerre étaient envoyés comme des bêtes de somme au marché. Plutarque raconte que Caton le (Censeur, considéré